« De la guerre froide à la guerre verte » – ciné-débat à Gramat

Le vendredi 26 janvier à 20h30 au cinéma l’Atelier à Gramat

Un film-enquête époustouflant, poignant, en présence de sa réalisatrice Anna Recalde Miranda, italo-paraguayenne. Sortie en 2025, ce film a été tourné au Brésil et au Paraguay.

La frontière entre le Paraguay et le Brésil est devenue un désert vert. C’est le lieu d’origine de la république du soja, le berceau de l’agro-industrie mondiale. L’horizon est une ligne sans fin qui unit le passé et le présent. Un passé dicté par la violence politique de l’opération Condor et un présent marqué par les assassinats des défenseurs de la terre.

Ce documentaire permet de comprendre les racines de la violence subie aujourd’hui par les peuples autochtones et les militants environnementaux opposés aux ravages de l’agro-industrie du soja. En explorant l’histoire récente des dictatures sud-américaines et de l’opération Condor impulsée par les États-Unis pendant la Guerre froide, la réalisatrice trace les liens entre le passé marqué par les tortures et les assassinats des subversifs et l’actuelle crise écologique et climatique. 2025 est l’année du 50 anniversaire de la création de l’Opération Condor, et son découvreur, Martin Almada (avocat torturé pendant la dictature, décédé en mars 2024) est l’un des personnages principaux du film.
Les négociations actuelles entre l’Europe et le Mercosur soulèvent de sérieuses objections quant aux impacts sur l’environnement, le climat et la justice sociale…

Cette soirée est coorganisée par la Confédération paysanne du Lot et l’association Vigilance OGM 46.

Vous pouvez visionner la bande annonce, ICI

Pacte Souveraineté Alimentaire

La région Occitanie lance un appel à contributions pour associer la population à l’élaboration d’un Pacte de Souveraineté Alimentaire. Cette consultation sera ouverte jusqu’à la fin janvier.

Cet appel à contributions s’adresse à de nombreux acteurs (agriculteurs, organisations professionnelles agricoles, entreprises agro-alimentaires, collectivités, associations, chercheurs…) mais également aux citoyens. Le but de ces contributions est de « permettre d’identifier les freins à lever et les leviers à actionner pour assurer une meilleure souveraineté alimentaire en Occitanie, c’est-à-dire pour mieux produire et nourrir sainement une population en constante augmentation ».

Les propositions recueillies seront prises en compte dans le cadre de l’élaboration du Pacte régional.

Alors que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit être signé le 17 janvier, va  profiter avant tout à l’agronégoce brésilien, ne faisant qu’accentuer la déforestation et les pesticides, au détriment des petits agriculteurs, produire et consommer localement s’imposent.

« Dans un monde instable, nous ne pouvons pas accepter de dépendre des importations pendant que nos agriculteurs peinent à vivre de leur travail. C’est pourquoi l’Occitanie fait le choix d’une agriculture forte, productive et durable, qui nourrit sa population et fait vivre ses territoires. C’est tout le sens de notre futur pacte régional : redonner de la valeur au travail agricole et garantir à chaque citoyen une alimentation saine et de qualité. J’invite tous ceux qui veulent reprendre la main sur notre avenir alimentaire à s’engager dans cette construction collective. » a déclaré la présidente de la Région Occitanie Carole Delga.

On ne peut que se réjouir de cette ambition de reconquête de notre souveraineté alimentaire dans notre région et du fait que les citoyens aient droit de cité sur ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour y parvenir. Puisque l’occasion nous ait donnée de nous exprimer sur ce que nous souhaitons mettre dans notre assiette et sur l’avenir de l’agriculture sur notre territoire alors pourquoi ne pas nous en saisir ?

Reste à savoir si notre avis sera réellement pris en compte et si les velléités de ce Pacte Régional résisteront à la logique de marché et au multilatéralisme économique ?

Pour accéder au communiqué de presse de la région, c’est ICI

Pour accéder au formulaire de contribution, c’est ICI

Belle année 2026 !

Quels mots choisir pour évoquer notre temps et ses perspectives ?

Toutes les époques ont leurs marques « d’étrangeté » qui interrogent leurs contemporains. La nôtre a la particularité d’entretenir la sidération car nous assistons au renversement des valeurs et à l’épuisement sémantique du langage. Face à un monde ultra-complexe, les raccourcis sont référence et la réaction prime sur la réflexion.

Faire une pause s’impose ! S’extraire du brouhaha incessant qui envahit notre quotidien, parasite notre pensée et, renouer avec notre capacité à rêver. Car pour créer un monde différent, il faut déjà l’imaginer. Et c’est ensemble, en construisant de nouvelles solidarités que nous seront plus forts pour inventer les nouveaux récits du futur. Refaire lien entre tous les vivants et continuer de croire au possible de faire émerger le récit d’un avenir désirable !

Au nom de tous les membres de l’association Gignac Ensemble, je vous souhaite de résister aux spirales négatives de notre époque, de ne jamais renoncer à vos désirs de luttes joyeuses et fécondes !

Je vous souhaite une formidable année 2026 !

Caroline Erhardt

URGENT ! CAGNOTTE SOLIDAIRE !

Pourquoi la Confédération Paysanne du Lot se mobilise-t-elle ?

Le département du Lot est confronté à une multiplication de méga-projets photovoltaïques sur sols naturels (plus de 60). La Confédération paysanne dénonce le détournement des terres naturelles, agricoles et forestières par les multinationales de l’énergie au détriment de l’autonomie paysanne, de la souveraineté alimentaire et de la biodiversité. Des collectifs citoyens de plus en plus nombreux se constituent pour s’opposer localement à ces projets qui menacent l’environnement et le cadre de vie.

Un appel pour financer des recours juridiques

La Confédération Paysanne du Lot a donc décidé de porter des recours juridiques contre tous les documents qui porteraient atteinte aux terres naturelles, agricoles et forestières. Elle fait un appel à dons pour l’aider à financer deux recours en cours : l’un contre le PLUI-H de la communauté de communes CAUVALDOR et l’autre contre le Document-cadre établi par la chambre d’agriculture du Lot. 

Pour le Causse, Pour la Cause !

 Stoppons l’accaparement des terres agricoles, naturelles et forestières par l’industrie photovoltaïque !

Soutenez les recours juridiques de la Confédération Paysanne du Lot 

Défendre la paysannerie et des territoires vivants

Nous assistons à l’accélération des projets de centrales photovoltaïques industrielles au sol sur les espaces naturels partout en France.

En s’accaparant nos terres agricoles, naturelles et forestières, les multinationales de l’énergie fragilisent encore davantage l’agriculture paysanne, détruisent la biodiversité et la beauté de nos paysages pour satisfaire leur appât du gain.

Cet accaparement des terres est encouragé par le gouvernement, à travers la loi APER et le Décret n° 2024-318 du 8 avril 2024 relatif au développement de l’agrivoltaïsme, sous l’influence des lobbies du pétrole et de l’agriculture, et par certaines collectivités locales. En effet, ces projets sont quasiment tous portés par des filiales contrôlées à 100 % par les multinationales de l’extraction fossile comme TOTAL, ENI ou RUBIS qui consolident leur bilan carbone pour pouvoir continuer à développer l’extraction d’énergies fossiles.

Ce n’est pas le mirage énergétique qui permettra de pallier à la faiblesse des prix agricoles, de redonner du sens au métier de paysan et l’envie aux nouvelles générations de travailler en agriculture.

Où et comment contribuer ?

Vous pouvez participer à la cagnotte en faisant un don aux Amis de la Confédération Paysanne sur helloasso

ou par chèque : libellé à l’ordre des Ami.e.s de la Confédération paysanne inscrire au dos “Soutien Conf’ 46 – stop au PV” et envoyer aux  Ami.es de la Confédération paysanne, 104 rue Robespierre, 93170 BAGNOLET

Les dons sont déductibles à 66% de l’impôt sur le revenu dans la limite de 20% du revenu imposable.

A savoir: Chaque recours nécessite au minimum 3000 € en première instance et autant pour aller en appel ou en cassation. Si nous récoltons plus de dons que les actions en cours, nous pourrons nous en servir pour constituer une cagnotte en prévision de prochains recours sur d’autres PLUI et sur des permis de construire.

Pour des paysannes et des paysans nombreuses et nombreux, pour des territoires vivants,  soutenez nous financièrement !

 

Pour en savoir plus sur le document-cadre et le PLUIH :

Le document-cadre établit un ensemble de parcelles qui ont été recensées par les chambres d’agricultures sur des critères définis par la loi d’accélération de production d’énergies renouvelables : terres dites « incultes » ou non exploitées depuis plus de 10 ans. Or, selon la Confédération paysanne du Lot, après examen détaillé, aucune des parcelles retenues dans le document-cadre du Lot ne répond à la définition de terres incultes mais sont des zones naturelles (jardins, vergers…), des espaces végétalisés (boisés ou en cours de reboisement)… De plus, aux 12 parcelles proposées par la chambre d’agriculture, 39 ont été rajoutées sans information et sans consultation des membres de la CDPENAF, commission chargée de la préservation des espaces naturels, agricoles et forestiers.

La Confédération Paysanne demande également que « toutes les surfaces incluses dans le document-cadre au titre de leur non exploitation fasse l’objet au préalable d’une procédure de mise en valeur des terres incultes prévue par le code rural ». Pour ce faire la Préfecture doit procéder à une publicité destinée à faire connaître aux bénéficiaires éventuels, la faculté qui leur est offerte de demander une autorisation d’exploiter ces surfaces.

Dans le département du Lot, la révision des Plans Locaux d’Urbanisme permet aux communautés de communes d’introduire des zones Ner, zones naturelles définies pour accueillir de la production d’énergies renouvelables. Dans la communauté de commune CAUVALDOR frontalière de la Corrèze, 22 zones ont été ainsi classées, soit 717 hectares. Or, il s’avère que ce PLUIH a reçu un avis très défavorables de la MRAe (Mission régionale d’autorité environnementale) car aucune étude d’impact n’a été effectuée dans le cadre de la planification énergétique.

Pour plus d’infos, rendez-vous sur le site internet de La Confédération Paysanne du Lot !

MERCI DE VOTRE SOUTIEN, POUR LE CAUSSE, POUR LA CAUSE !

Des réactions à l’enquête nationale sur l’antisémitisme dans l’Enseignement Supérieur et la Recherche

 

Une initiative problématique !

Le ministère a demandé aux président·es d’université, par un courrier du 18 novembre 2025, de relayer auprès des personnels et des étudiant·es de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR) un questionnaire présenté comme «une enquête nationale sur l’antisémitisme dans l’enseignement supérieur et la recherche». En réalité, ce sondage les conduit à se prononcer notamment sur le conflit israélo-palestinien mais aussi à indiquer leur appartenance ou leur proximité avec un parti politique ainsi que leur religion éventuelle.

L’enquête en question qui se veut être une estimation de la place qu’occupe l’antisémitisme dans les universités. Or, en se penchant sur certaines questions, elle semble loin d’être neutre: « Quand vous pensez à la situation d’Israël, de laquelle des deux opinions suivantes êtes-vous le plus proche : « Israël est un pays puissant qui mène une politique agressive vis-à-vis de ses voisins » ou « Israël est un petit pays qui se défend contre des pays voisins, dont certains souhaitent le détruire » ? »

De plus, l’enquête qui est censée être réservée aux cercles universitaires (étudiants et enseignants), peut être complétée par n’importe qui. Hébergée sur le cloud de Google, quiconque connait le lien peut répondre aux questions. Une faille non négligeable au vu de la nature du questionnaire. 

Une réaction proportionnée

Les présidents d’universités s’opposent à la diffusion du sondage. L’association France Universités a informé le ministère de l’enseignement supérieur qu’au vu d’«un certain nombre de problèmes dans sa conception et les questions posées », elle ne cautionnerait pas le questionnaire de 44 pages établi par l’IFOP censé permettre de « quantifier le phénomène ».

Quant à la Ligue des droits de l’homme, elle a immédiatement réagi à cette tentative de mise au pas des universitaires. Elle porte une pétition aux côtés d’autres organisations dont le syndicat de l’enseignement supérieur le SNESUP-FSU.

Retrouvez ICI cette pétition et le texte qui l’accompagne.

Une nouvelle conférence sur l’Intelligence Artificielle

Ce sujet, de plus en plus présent dans les médias, s’invite même dans les conversations quotidiennes les plus banales, avec une interrogation mêlée d’une certaine angoisse : « à quelle sauce allons-nous être mangés et quelles sont nos possibilités d’action ? ».

Le besoin d’information des gens est grandissant, c’est pourquoi nous avons été sollicités pour organiser une nouvelle conférence sur ce thème, ici par l’Association TULLE ACCUEILLE.

Cette conférence sera bien entendue actualisée des dernières avancées dans le domaine.

A VOS AGENDAS !

TULLE ACCUEILLE : 97, rue de la Barrière, 19000 TULLE

Le QIF Festival du 17 au 19 octobre à Saint-Céré

Questions d’identités est un festival de cinéma dédié à l’exploration des multiples facettes de nos identités, qui se déroule à Saint-Céré dans le Lot (46) et dans les villages alentours. Il est porté par l’association « Le lieu commun ».

À travers le cinéma, l’art et la rencontre, le festival propose d’interroger, de célébrer et parfois de bousculer les représentations qui façonnent nos vies.

L’identité, qu’elle soit liée aux origines géographiques, aux cultures, aux parcours de migration, aux genres, aux orientations ou aux expériences individuelles, est au cœur des débats contemporains. QIF choisit de donner la parole aux artistes, aux réalisateurs et au public pour créer un espace de dialogue vivant, ouvert et inclusif.

Pendant plusieurs jours, la programmation réunit films de fiction et documentaires venus d’horizons multiples, offrant des regards singuliers sur la diversité des histoires humaines. Chaque projection est accompagnée d’échanges avec des cinéastes, chercheurs, militants ou témoins, afin d’approfondir la réflexion et d’encourager la rencontre entre disciplines et expériences.

D’autres formes artistiques y sont présentes: expositions visuelles et photographiques, concerts mêlant traditions et créations contemporaines, mais aussi performances et ateliers participatifs. Au cœur de l’événement, le village du festival constitue un lieu convivial où se croisent publics et intervenants, avec des stands associatifs, des espaces de restauration et des animations culturelles.

En réunissant images, musiques, débats et partages, QIF ambitionne de montrer que l’identité n’est jamais figée : elle se construit, se revendique, s’invente et se transmet. Le festival invite ainsi chacun à se reconnaître, à se questionner et à s’ouvrir à l’altérité, dans une atmosphère festive et bienveillante.

QIF n’est pas seulement un festival de films : c’est une célébration collective de la pluralité humaine.

Toute la programmation en détail à retrouver sur le site du QIF ICI