Encore du bon cinéma !

C’est parti pour la 14e édition de MyFrenchFilmFestival!

Jusqu’au 19 février 2024, vous pouvez découvrir en ligne 26 films (11 longs métrages et 15 courts-métrages) illustrant la créativité du jeune cinéma francophone.

Cela se passe sur la plateforme MyFrenchFilmFestival.com.

Les courts-métrages sont accessibles gratuitement et les longs-métrages sont à 1,99€ l’unité ou 7,99€ le pack.

Par ailleurs, mardi 6 à 20h30, vous pourrez voir à Gignac l’excellent film « Le théorème de Marguerite » qui décrit les difficultés d’une étudiante en mathématiques pour faire reconnaître sa valeur.

La Micro-Folie de la médiathèque de Gramat

Pour démarrer en douceur cette nouvelle année, nous vous donnons quelques informations sur ce lieu que nous avons découvert lors des dernières vacances scolaires, situé au 1er étage de la Médiathèque de Gramat.

Quelle joie de visiter ou revisiter celles-ci comme si nous étions seuls dans le musée; et avec les tablettes permettant de suivre les programmes projetés sur grand écran, vous avez tout loisir de faire votre choix pour aller plus loin qu’un simple coup d’œil: se rapprocher, faire le tour de l’œuvre tout en ayant une connaissance fine de son auteur et de ses motivations.

Et en plus, l’outil numérique vous ouvre d’autres perspectives sur des œuvres de même thématique ou bien de plonger dans la vie quotidienne de l’époque.

Bref une vraie immersion qui vous gagne, et si l’outil informatique vous rebute, n’ayez crainte, l’animateur du lieu, Dominique, ancien projectionniste bien connu de Ciné-lot, vous aidera au démarrage.

Ce lieu magique, même s’il est un peu loin de Gignac, mérite le détour et vous verrez que c’est assez vite addictif !

Pour en savoir plus, téléchargez le flyer complet  ICI.

Les meilleurs films de l’année 2023 à voir ou à revoir !

Le magasine Télérama et l’Association française des cinémas d’art et d’essai organisent, du 17 au 23 janvier 2024, la 26ᵉ édition du Festival Cinéma Télérama.

Pendant une semaine, ce festival vous propose de voir ou de revoir dans les salles Art et Essai, sa sélection des 21 meilleurs films de l’année 2023 ainsi que 5 films en avant première. Une bonne occasion de voir les films que l’on a raté lors de leur passage en salle.

Pour voir toute la programmation du Festival Télérama, cliquez ICI

Ce ne sont pas moins de 450 cinémas d’art et d’essai qui participent à l’événement. Chaque cinéma choisi dans la programmation les films qu’il projettera.

Près de chez nous, le cinéma REX de Brive participe au festival avec 6 films cette semaine : « Le procès Goldman » de Cédric Kahn, « Yannick » de Quentin Dupieux, « Le règne animal » de Thomas Cailley, « L’été dernier » de Catherine Breillat », « Le ciel rouge » de Christian Petzold, « Anatomie d’une chute » de Justine Triet (Palme d’or du Festival de Cannes 2023) et en avant première, ce samedi 20 janvier à 20h30, le dernier film de Quentin Dupieux « Daaaaaali! ».

Programmation du cinéma REX, ICI

Pour obtenir le Pass (valable pour 2 personnes) qui permet d’avoir des places à 4 € seulement, il suffit d’acheter le magasine ou, si on est déjà abonné, de le télécharger sur internet .

Œuvres d’art recherchent leurs propriétaires

Une conférence dans la salle des fêtes de Chenailler–Mascheix (petite commune de Corrèze entre Meyssac et Argentat) le vendredi 19 janvier à 20h30 sur « La spoliation des œuvres d’art dans le contexte des persécutions antisémites perpétrées entre 1933 et 1945 ».

Lors de cette conférence gratuite, Vincent Rigau-Jourpon, directeur du musée Labenche, vous expliquera et vous détaillera l’organisation de spoliation mise en œuvre par les appareils étatiques fascistes et hithlériens  en prenant pour exemple la tapisserie de Mortlake conservée au musée Labenche.

Pour vous donner envie de vous rendre à cette conférence, ou pour ceux qui veulent découvrir ce sujet, voici quelques films sur le même thème,  il vous suffit de cliquer sur les liens pour accéder aux informations

Le gantelet vert de Rudolf Maté : https://www.cinema-francais.fr/les_films/films_m/films_mate_rudolph/le_gantelet_vert.htm

Le train de John Frankenheimer :  https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/les-nuits-de-france-culture/le-train-film-tire-du-roman-le-front-de-l-art-1re-diffusion-jeudi-24-09-1964-7688373

Un château en enfer de Sydney Pollack : https://gonehollywood.fr/revues/chateau-enfer-pollack/

Monument men de Georges Clooney : https://www.herodote.net/L_art_victime_collaterale_de_la_guerre-article-1459.php

La femme au tableau de Simon Curtis : https://cafedesimages.fr/wp-content/uploads/2015/09/dossier_de_presse_la_femme_au_tableau.pdf

Et sur un thème légèrement différent : Le dernier Weermer de Dan Friedkin : https://mediafilm.ca/2019/the-last-vermeer

Ainsi que quelques livres :

 – Le musée disparu : enquête sur le pillage d’œuvres d’art en France par les nazis d’Hector Feliciano (Gallimard, 2009)
Plus d’informations : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Hors-serie-Connaissance/Le-musee-disparu

– Les carnets de Rose Valland : le pillage des collections privées d’œuvres d’art en France durant la Seconde guerre mondiale d’Emmanuelle Polack et Philippe Dagen (Fage, 2011)

– Saisies, spoliations et restitutions : archives et bibliothèques au XXe siècle sous la direction d’Alexandre Sumpf et Vincent Laniol (Presses universitaires de Rennes, 2012)
Plus d’informations : http://www.pur-editions.fr/detail.php?idOuv=2953

– Livres pillés, lectures surveillées : les bibliothèques françaises sous l’occupation de Martine Poulain (Gallimard, 2013)
Plus d’information : http://www.gallimard.fr/Catalogue/GALLIMARD/Folio/Folio-histoire/Livres-pilles-lectures-surveillees

– Journal d’un collectionneur de René Gimpel (Hermann, 2011)
Plus d’informations : https://www.editions-hermann.fr/recherche?categories=

– Œuvres volées, destins brisées : l’histoire des collections juives pillées par les nazis de Melissa Mullet, Monika Tatzkow et Marc Masurovsky (publié par Beaux-Arts Magazine en 2013)

Il y a  la possibilité d’arriver à partir de 19 heures pour celles et ceux qui veulent partager un petit casse-croûte, chacun amenant de quoi grignoter.

12 films gratuits à visionner jusqu’au 31 décembre

Il s’agit du ARTE KINO FESTIVAL qui revient pour sa 8ème édition avec 12 longs métrages récents de jeunes cinéastes européens, tous de qualité puisque présélectionnés pour ce festival.

Chaque film est accompagné d’une courte interview du réalisateur, à regarder avant ou après le film, selon votre préférence.

Le prix principal est celui du public, c’est-à-dire vous, et si vous avez (beaucoup) de chance, un « Pass Interrail » est à gagner !

Voici, sans plus attendre, le lien pour les visionnages : https://artekinofestival.arte.tv/

Attention, pour pouvoir voter, il faut avoir un compte « Arte.tv », mais c’est également gratuit.

Nouvelle expo photo de Daniel Roblin

Notre ami photographe Daniel Roblin nous informe de sa nouvelle expo « Instants de lumière » que vous pourrez voir du 5 au 30 décembre à la médiathèque de Brive.

Elle sera accompagnée de sculptures de Thierry Jaud avec qui il collabore.

Rappel du site de Daniel Roblin où vous trouverez de nombreuses autres photographies : https://www.lezartsverts.com/

 

 

 

 

Conférence sur le féminisme à Martel

Nos amis de la Ligue des droits de l’Homme de Martel invitent le samedi 18 novembre la sociologue Fabienne Messica pour une conférence intitulée: « Féminismes et luttes des femmes dans le monde ».

Sur le fond de l’affiche de cet événement, on remarquera le buste d’Olympe de Gouges à l’Assemblée Nationale, première femme  qui soit nommée dans cette institution.

C’est la première des 26 Rencontres de Martel qui est spécifiquement consacrée aux féminismes. Voici un résumé des différents thèmes qui seront abordés par la sociologue au cours de cette rencontre:

Les luttes des femmes pour leurs droits sont probablement aussi anciennes que l’institution du patriarcat instauré au moins 4000 ans avant notre ère, voire plus. Comme le montrent de nombreux travaux, il s’agit là d’un système universel dans les Etats nations certes, mais aussi dans les sociétés de chasseurs-cueilleurs où pourtant la propriété privée n’existe pas. Si les oppressions/exploitations des femmes varient selon les sociétés et s’articulent à d’autres formes de dominations fondées sur la classe, la « race», la nationalité ou la culture, elles s’ancrent toutes dans cette institution, ce système. Encore aujourd’hui, dans de nombreux pays, le droit de la famille et le statut personnel octroient au mari et au père (au frère si besoin) tous les pouvoirs de décision sur les enfants et sur l’épouse, cette dernière restant une mineure à vie.

Si l’analyse des sociétés dans le monde nous permet d’appréhender comment, sous ses différents aspects – anthropologiques, sociologiques, économiques et culturels –, le patriarcat résiste aux changements, les formes de discours visant à le légitimer varient qu’il s’agisse d’analyses biologisantes ou psychologisantes, de références mythologiques ou religieuses ou encore coutumières.

C’est pourquoi même dans des sociétés qui ont aboli une législation familiale patriarcale et qui octroient une égalité théorique des droits, la culture patriarcale continue d’infuser en sorte qu’à chaque terrain conquis par les femmes, y compris dans l’accès aux métiers, correspond la création de domaines masculins fortement valorisés et presque exclusivement occupés par les hommes, tandis que les métiers occupés par les femmes sont dévalorisés. On parle aussi de «sexe du capital » renvoyant ainsi aux stratégies successorales et aux inégalités structurelles qu’elles entraînent. On voit aussi, sous l’impulsion d’une forte vague conservatrice, reculer le droit à l’IVG dans des pays supposés progressistes car le corps des femmes est et reste un enjeu politique.

Face à ces offensives, si le féminisme a « le vent en poupe », il n’en est pas moins traversé par de nombreux débats conceptuels et politiques qui créent de profondes divisions qu’il s’agisse des définitions du sexe et du genre, de la laïcité, du langage, du post et décolonialisme, de l’universalisme. En France comme dans d’autres pays d’Europe, les réponses insuffisantes aux violences sexistes et sexuelles comme à l’apologie de ces violences montrent que le sexisme n’est toujours pas reconnu dans nos sociétés à l’égal du racisme. La tolérance à l’égard d’une production pornographique incitative à la violence envers les femmes n’en est qu’un des exemples, nous invitant à revisiter nos concepts de liberté et de libération dans une approche résolument universaliste. L’égalité des droits entre hommes et femmes et son effectivité, ce n’est pas une égalité pour les femmes mais une égalité pour tous et toutes.

Les deux derniers livres de Fabienne Messica:
Ce que n’est pas le féminisme. Avril 2022. Editions Rue de Seine
Les pornographes du malheur, mai 2023. Editions rue de Seine

Une exposition exceptionnelle au musée des Abattoirs de Toulouse

Il ne reste que deux mois pour visiter l’exposition Le temps de Giacometti (1946-1966) aux Abattoirs. Cette ambitieuse rétrospective consacrée à Giacometti, artiste emblématique du XXème siècle s’achèvera le 21 janvier 2024.

Saisis par notre plongée dans l’univers singulier de l’artiste, voyage rendu possible par la pertinence du cheminement que nous offre la scénographie de l’exposition, nous ne pouvons que vous encourager à ne pas manquer cet événement.

De salle en salle, on découvre le travail protéiforme et les chefs-d’œuvre de ce grand maître du surréalisme. L’exposition se concentre sur la période après-guerre et les années 1950 élargies lorsque l’artiste devient célèbre.  La Fondation Giacometti s’est associé au musée et y contribue avec une centaine d’œuvres choisies de sa vaste collection.

Cette exposition immersive mêle sculptures, peintures, gravures, photographies mais également de nombreux documents d’archives; des clichés d’époques, des manuscrits qui mettent en lumière les liens que Giacometti avait tissés avec des intellectuels de son temps. Ce qui le rapproche de Jean-Paul Sartre, Simone de Beauvoir, Samuel Beckett ou encore Jean Genêt, ce sont les même préoccupations: la volonté de traduire « une condition humaine marquée par l’angoisse ».

Chaque salle offre au public une magnifique installation porteuse de sens. Dans la première, des petites sculptures sous cages de verre sont mises en perspectives avec des dessins réalisés sur les pages des revues Les Temps modernes ou Critique, on comprend comment le Giacometti existentialiste passe d’un support à un autre. Dans une autre, nous nous retrouvons dans l’intimité de son petit atelier de Montparnasse, rempli d’œuvres, grâce aux photos d’Henri Cartier-Bresson, de Man Ray, de Sabine Weiss…

Plus loin, la scénographie reprend une exposition de toiles, dessins et sculptures pensée par l’artiste lui-même à la galerie Maeght en 1951. Une autre salle est dédiée aux portraits peints et dessinés des années 1950, des toiles au caractère expressionniste dont les visages et les regards à la présence intense vous saisissent. Et parmi d’autres salles encore dont on a du mal à s’extraire, la reproduction du plateau de la représentation d’En attendant Godot de Samuel Beckett de 1961 avec la reconstitution de l’arbre sculpté par Giacometti.

Enfin, dans la nef du musée, magnifique salle aux dimensions imposantes, on retient son souffle en découvrant trois chefs-d’œuvre du sculpteur sous les voûtes de brique, dont la célèbre sculpture monumentale de L’homme qui marche.

Giacometti mais pas seulement

Dans le même temps, les Abattoirs présente également la collection de Daniel Cordier, donnée au Musée national d’art moderne – Centre Georges Pompidou (Paris). Une exposition autour de celle du groupe surréaliste qui a eu lieu en 1959 à la galerie Cordier. Célébrant l’érotisme, elle a été imaginée par André Breton auteur du Manifeste du surréalisme (1924) et Marcel Duchamp.

Une pensée pour Marinette Cueco

Lorsque nous nous sommes rendus aux Abattoirs, le premier étage du musée accueillait encore des expositions d’artistes dans le cadre du festival de création contemporaine « Le Nouveau Printemps » qui s’est terminé le 12 novembre. Si nous revenons sur cet événement, c’est pour rendre un petit hommage à Marinette Cueco, artiste corrézienne qui vient de nous quitter à l’âge de 89 ans. Mais également parce que nous avons adoré la poésie de ses créations végétales et que nous resterons à l’affût des futurs événements qui les présentent.

L’artiste Marinette Cueco était une botaniste amateur érudite et décrivait sa pratique comme une continuité de la culture paysanne. La Corrèze était son terrain de recherche; c’est en marchant et par l’observation qu’elle cueillait son matériau de prédilection : le végétal. Par ses œuvres d’une apparente fragilité mais aussi d’une grande expertise, elle inventait une autre relation à la matière végétale. A travers son travail incroyablement patient et minutieux de tressage, de tissage, d’enroulement…, c’est aussi notre rapport au monde, au temps, à la nature et aux autres qu’elle continue d’interroger. Ne dit-on pas, tisser des liens, nouer une relation ?

On peut encore voir des œuvres de Marinette Cueco à la galerie UNIVER (6 cité de l’ameublement – Paris 11e) qui, suite à sa disparition, a décidé de prolonger jusqu’au 13 janvier 2024, l’exposition « Herbiers » qui lui est consacrée .

Voilà donc, pour les amoureux d’art, beaucoup d’émotion et de plaisir dont il serait dommage de se priver !

En savoir plus sur le musée des Abattoirs ICI