Rapprochement planétaire exceptionnel et matinal

Avant notre soirée des planètes le 7 mai au soir, où nous serons bien au chaud dans la salle des fêtes, un beau spectacle céleste s’offre à ceux qui se lèveront tôt.

Fin mars, une heure environ avant le lever du Soleil, Vénus, Mars et Saturne formaient un triangle au-dessus de l’horizon sud-est.

Ce triangle a évolué progressivement jusqu’à se transformer en ligne droite début avril. Le 4, Saturne et Mars apparaissaient côte-à-côte, et depuis le 17, Jupiter les a rejoints.

Ce 23 avril, l’alignement est encore plus spectaculaire, avec la Lune terminant la ligne.


Représentation de l’alignement des quatre planètes et de la Lune le 23 avril 2022. © Stellarium

Pour les voir, il faudra se trouver dans un espace plat et dégagé car elles seront basses sur l’horizon.

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Il est urgent de (re)lire « 1984 » de George Orwell

La traduction de « вооруженные силы россии гарант мира » est « Les forces armées russes garantes de la paix ».

Quand on voit ce genre de slogan, on ne peut pas ne pas penser au roman « 1984 » dans lequel le ministère de la Paix s’occupe de la guerre, celui de l’Amour du respect de la loi et de l’ordre, et celui de la Vérité de la propagande.

Extrait de « 1984 »

 

Du nucléaire, vous en reprendrez bien quelques tranches ?

La centrale nucléaire du Bugey

Le 10 février dernier, le Président de la République a annoncé sa volonté de construire quatorze réacteurs EPR d’ici à 2050.

Pour justifier sa relance du nucléaire, le chef de l’État prétend s’être appuyé sur une lecture rigoureuse des experts. Mais il a écarté les analyses provenant de l’ADEME parce qu’elles ne vont pas dans le sens de l’atome à tout-va. Et il se joue des rapports RTE.

Dans son discours, M. Macron a prétendu se fonder sur « ce qu’expliquent les experts », assurant les avoir « lus rigoureusement ». En fait, le président de la République a eu une lecture très sélective…

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Le bétisier de la pandémie

Nous sommes encore au mois de janvier, les bêtisiers sont donc toujours d’actualité.

Maxime Combes est économiste et l’une des figures d’Attac France, où il suit les grands enjeux environnementaux et énergétiques nationaux et mondiaux. Il est également engagé dans « Basta » et « Mouvements ». Il est coauteur de l’ouvrage publié par Attac, « La Nature n’a pas de prix » et de « Crime climatique stop ! ».

Et aussi, de l’autre côté de l’échiquier politique, cet article du Figaro de Mayeul Aldebert qui détaille les errements gouvernementaux de la gestion de crise.

Pandémie, tous les avis sont bons à écouter

Je vous retranscris ci-dessous un long billet que Jean-Pierre Luminet (astrophysicien de réputation internationale, spécialiste des trous noirs et de la cosmologie) a publié récemment sur son compte Facebook.

Sans nécessairement partager l’intégralité de son analyse, ce billet vaut qu’on prenne le temps de le lire dans son entièreté.

Il y a quelques jours j’ai conduit mon véhicule dans un centre de contrôle technique, afin renouveler le « pass » périodique obligatoire mis en place dès 1992 sous directive de la bien-aimée commission européenne, et permettant de circuler à peu près tranquillement durant deux ans sans se faire verbaliser par les bien nommées « forces de l’ordre » pour un pneu légèrement usé ou quelque essuie-glace un tantinet voilé.
Ayant eu la bonne idée de quitter récemment l’encombrée métropole marseillaise pour m’installer dans la campagne provençale, tout – ou presque – y devient plus facile. Ledit centre de contrôle est lui-même situé dans la campagne, près de la bourgade de Saint-Andiol : un simple coup de fil, on vous répond tout de suite et il n’y a aucune attente pour prendre rendez-vous.
Le jour dit j’entre donc dans la petite échoppe. Il n’y a personne sinon le préposé, lequel ne porte, sainement dirais-je, pas de masque. Vous connaissez ma position sur la question et vous pensez bien que, dès lors que cela ne dérange pas autrui, je n’allais pas plaquer sur mon museau ce que j’ai toujours considéré comme une aberration sanitaire, et je laisse mes clés de voiture au préposé pour aller faire une promenade.
Trois quarts d’heure plus tard je reviens pour le diagnostic. Cette fois un autre client est présent dans la pièce : une femme, masquée. Elle me lance un regard réprobateur et m’enjoins de mettre mon masque. Je lui réponds poliment que je ne pense pas que cela soit nécessaire : moi-même scientifique, je me suis renseigné sur la question auprès de sources crédibles, et hormis en salle de chirurgie il appert que le masque porté partout et en permanence n’est pas bon du tout pour la santé ; ce n’est en réalité qu’un dispositif vestimentaire permettant au pouvoir de s’assurer du degré d’obéissance de la population. La cliente me répond qu’elle ne veut rien savoir de tout cela et que je dois mettre le masque parce que c’est obligatoire. Je lui réponds que ce qui est obligatoire n’est pas forcément pertinent. De plus en plus énervée elle me rétorque qu’elle a eu le COVID. Je m’apprête donc à lui expliquer qu’a fortiori et en toute logique elle est parfaitement immunisée et ne doit plus avoir aucune crainte d’être contaminée. Mais avant que j’ouvre même la bouche je vois une lueur de panique s’allumer dans son regard, elle prend soudain son sac et quitte la pièce … en courant !

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Avions contraints de voler à vide : bienvenue en Absurdistan

Plusieurs compagnies aériennes européennes se retrouvent à devoir faire voler leurs avions, même vides, pour ne pas perdre leurs créneaux si chèrement obtenus dans les aéroports. Au total, 18.000 vols « inutiles » devront être effectués cette année. Une situation ubuesque que doit régler la Commission européenne.

Mettre en place un ambitieux plan climat qui vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre de 55% d’ici 2030, et en même temps, faire voler des avions vides à cause de sa réglementation. Un casse-tête pour la Commission européenne, dont les règles prévoient qu’une compagnie aérienne doit assurer 80% de ses créneaux d’atterrissage et de décollage, faute de les perdre la saison suivante. Si la réglementation a été allégée à hauteur de 50% il y a quelques mois, près de 18.000 vols « inutiles » seront effectués, regrette le PDG de la compagnie allemande Lufthansa.
Parmi les compagnies concernées au sein du groupe Lufthansa, Brussels Airlines a annoncé qu’elle devra procéder à 3.000 vols vides, ou presque. Une situation incompréhensible pour le ministre fédéral belge de la Mobilité, Georges Gilkinet, qui a adressé une lettre à la commissaire européenne aux Transports, Adina Valean. Il demande d’abaisser encore le seuil d’utilisation des créneaux et d’offrir davantage de flexibilité aux compagnies aériennes pour organiser leurs vols.

Source : https://www.europe1.fr/economie/avions-contraints-de-voler-a-vide-la-commission-europeenne-sous-pression-4086436

Cette année, on « fête » les 20 ans de l’Euro

Nous ouvrons ici une nouvelle catégorie d’articles consacrée à des sujets de société et destinée à alimenter notre réflexion collective.

Les « 20 ans de l’euro » ont fait l’objet de nombreux articles ces derniers jours. Voici 2 points de vue, quelque peu différents.

[Au delà de l’aspect « Vie quotidienne »] si les grands dirigeants européens, avec le traité de Maastricht et ses célèbres critères, ont voulu doter le Vieux continent d’une monnaie unique c’est surtout pour peser sur la scène internationale. Et le pari est aujourd’hui réussi. Quasi immédiatement, l’euro est devenu une monnaie de rang international, à l’image du dollar américain. En 2021, l’euro est la deuxième monnaie la plus importante du système monétaire international. 60 % des exports de marchandises issues de la zone euro sont libellés dans cette monnaie et plus de 21 % des réserves de change mondiales sont libellées en euros (59 % pour le dollar).
L’euro a surtout servi de parapluie à l’Europe secouée par les conséquences de la crise financière des subprimes de 2008 qui a mis au bord du gouffre le système bancaire et financier. Cette crise devenue économique en 2009-2010 a poussé les Etats à dépenser plus que de raison pour soutenir leurs économies amenant à la crise des dettes notamment grecque. Cette crise de l’endettement a ébranlé la confiance des marchés financiers faisant craindre une faillite de certains États membres, voire une désintégration de la zone euro. Mais l’Union européenne, de sommets d’urgences en réunions de crises, a tenu bon et la solidarité entre Etats a permis de ramener le calme évitant le pire aux pays du Sud de l’Europe et peut être même à la France. Depuis a été créé le Mécanisme européen de stabilité (MES) qui permet de mobiliser immédiatement 410 milliards d’euros en cas de nouvelle crise. Quant aux critiques faites par le consommateur sur la hausse des prix, elles sont mathématiquement infondées mais encore tenaces.

  • Une interview de Michel Guillaud, Président de l’association France Conso Banque (association de défense des usagers des banques) sur France Culture :

 

Il y a 150 ans, la Commune de Paris

En cette période de commémoration napoléonienne, qui bien évidemment a marqué et façonné une partie de l’Histoire de France, nous ne pouvons pas passer sous silence les 150 ans de la Commune de Paris, qui bien qu’éphémère (72 jours) a durablement marqué les esprits, et bien au-delà de la France.

Tout commence avec la guerre que déclenche Napoléon III le 19 juillet 1870 contre la Prusse de Bismarck.

La guerre est de courte durée puisqu’encerclée à Sedan, l’armée française capitule le 2 septembre 1870 et Napoléon III est capturé. Sous la pression populaire, l’empire tombe et la République est proclamée ; Gambetta (lotois d’origine, il a une statue à Cahors) est nommé ministre de l’intérieur puis ministre de la guerre.

Le nouveau gouvernement proclame sa volonté de continuer la guerre, mais dans les faits il œuvre en coulisses pour faire accepter la défaite aux français, de peur de l’arrivée de socialistes au pouvoir à Paris.

De fait, les prussiens finissent par encercler la capitale le 17 septembre et c’est progressivement la famine avec le célèbre épisode où les parisiens sont conduits à manger les animaux du Jardin des Plantes pour survivre.

Le 18 janvier 1871, la défaite est consommée et l’empire allemand est proclamé au château de Versailles ; un armistice est signé le 28. Ces événements, appris après coup, font monter la colère chez les parisiens.

Des élections sont organisées le 8 février dans la précipitation, afin de faire valider l’armistice et la défaite française. Au niveau national ce sont les monarchistes qui l’emportent (avec le slogan « pour la paix »), mais à Paris ce sont les républicains (avec le slogan « pour la poursuite de la guerre ») qui sont majoritaires.

Les parisiens s’estiment ensuite trahis avec la nomination de bonapartistes aux postes clé de leur administration (préfet de police, gouverneur et garde nationale) et l’interdiction des principaux journaux de gauche.

Inquiète de la situation en ébullition à Paris, l’Assemblée Nationale se replie sur Versailles.

Le 1er mars les troupes prussiennes défilent sur les Champs-Elysées ; en réplique, un drapeau rouge est hissé sur la colonne de la place de la bastille, la tension continue à monter.

Inquiet, le gouvernement dirigé par Adolphe Thiers tente, le 18 mars, de récupérer les canons parisiens. Mais à Montmartre le peuple s’oppose à la troupe qui refuse de tirer sur la population et fraternise. Un peu partout dans Paris, la population s’en prend aux représentants du gouvernement et élève des barricades. Deux généraux, Lecomte et Clément-Thomas qui avait participé à la répression du soulèvement de juin 1848, sont arrêtés et exécutés par la foule : c’est le début de l’insurrection.

Apprenant les événements, Victor Hugo écrit dans son journal : « Thiers, en voulant reprendre les canons de Belleville, a (…) jeté l’étincelle sur la poudrière. Thiers, c’est l’étourderie préméditée ».

Le gouvernement tout entier ainsi que les « possédants » parisiens quittent la capitale pour se réfugier à Versailles.

Le 26 mars, Paris organise des élections pour désigner les 92 membres du « Conseil de la Commune ».

Les arrondissements de l’Est, du Nord et du Sud votent massivement pour les candidats fédérés, ceux du centre parisien votent eux pour les candidats modérés (20 élus).

Toutes les tendances politiques républicaines, socialistes et anarchistes sont représentées. On y dénombre notamment 33 artisans et petits commerçants, 24 professions libérales ou intellectuelles et 6 ouvriers.

De nombreuses mesures sociales sont immédiatement votées : séparation de l’Eglise et de l’Etat, école gratuite et laïque, liberté de la presse, promotion des femmes, élus révocables, suspension du remboursement des dettes contractées pendant la guerre pour 3 ans, réquisition des logements vacants au profit des sinistrés…

C’est un nouvel ordre autogéré qui se met en place. L’objectif des « communards » est d’imposer une autonomie parisienne et un certain nombre de « versaillais » n’y sont pas hostiles.

De nombreuses actions symboliques de destruction de l’ancien ordre sont prises : incendie de l’hôtel particulier de Thiers, démolition de la colonne Vendôme avec la statue de Napoléon 1er à son sommet.

De nombreux « clubs de discussion » se mettent en place où la population peut se retrouver pour y discuter de la situation, proposer des solutions, voire faire pression sur les élus ou aider l’administration communale. Ils permettent à des orateurs réguliers ou occasionnels (comme Louise Michel, Gustave Courbet ou Louis Pottier) de faire entendre les aspirations de la population et de débattre de la mise sur pied d’un nouvel ordre social favorable aux classes populaires.

Le 16 avril, un décret réquisitionne les ateliers abandonnés par leurs propriétaires et prévoit de les remettre à des coopératives ouvrières. La journée de travail y est de 10 heures et l’encadrement est élu par les salariés.

Le 20 avril, les bureaux de placement de la main d’œuvre, agissant bien souvent comme des « négriers », sont supprimés et remplacés par des bureaux municipaux. La Commune interdit les amendes patronales et retenues sur salaires, et pour lutter contre le sous-salariat dans les appels d’offres, un cahier des charges avec indication du salaire minimum est créé.

Dans son programme du 19 avril, la Commune écrit : « La Révolution communale, commencée par l’initiative populaire du 18 mars, inaugure une ère nouvelle de politique expérimentale, positive, scientifique. C’est la fin du vieux monde gouvernemental et clérical, du militarisme, du fonctionnarisme, de l’exploitation, de l’agiotage, des monopoles, des privilèges, auxquels le prolétariat doit son servage, la Patrie ses malheurs et ses désastres. »

La Commune reconnaît l’union libre, interdit la prostitution et met en place un début d’égalité salariale, mais elle manquera de temps pour instaurer le droit de vote des femmes.

La révolte parisienne est l’un des événements les plus médiatisés de l’époque. La Commune est suivie par les journaux européens aussi bien que dans l’aire d’influence britannique (Canada, Inde, Australie) et dans l’espace atlantique (Brésil, Mexique, États-Unis). D’après l’examen des télégrammes circulant sur le réseau du câble transatlantique, l’écrasante majorité des informations de cette période concerne l’insurrection parisienne !

Du côté des opérations militaires, le gouvernement Thiers bénéficie de l’appui des troupes prussiennes massées non loin de la capitale, côté Est et Nord. Ainsi, Bismarck libère près de 60 000 prisonniers de guerre qui peuvent s’adjoindre aux 12 000 soldats dont dispose Thiers.

Côté parisien, on compte sur environ 170 000 hommes, mais seulement 20 000 vraiment aguerris, la plupart de ces « soldats » n’ayant pratiquement pas d’expérience militaire, et s’ils sont animés d’ardeur républicaine, ils sont aussi assez réticents à la discipline. Le commandement n’est pas non plus à la hauteur d’une armée professionnelle.

Clémenceau propose une conciliation mais Thiers refuse et passe à l’attaque.

Barricade parisienne

Le 2 avril, les Versaillais s’emparent de Courbevoie et de Puteaux, les fédérés se repliant vers Neuilly.

Pendant trois semaines, les combats sont sporadiques, mais les bombardements intensifs, en particulier sur Neuilly.

Le 21 avril, le gouvernement Thiers impose le blocus ferroviaire de la capitale.

Au soir du 26, le village des Moulineaux est occupé par les Versaillais.

Le 4 mai, aidés par une trahison, ils enlèvent la redoute du Moulin-Saquet, le 5, ils s’emparent du village de Clamart, le 8, l’enceinte fortifiée de Paris est bombardée de Grenelle à Passy, tandis que le 9, le fort d’Issy est pris.

Le 21 mai, l’armée versaillaise pénètre dans Paris par la porte de Saint-Cloud, mal défendue, et avance jusqu’à l’Arc de Triomphe.

Les destructions et incendies d’immeubles liés aux combats de rue et aux tirs d’artillerie sont légion : le palais des Tuileries, le palais d’Orsay, le palais Royal et finalement l’Hôtel de ville le 24 mai avec la perte de la totalité des archives de Paris ainsi que tout l’état civil à partir de 1515 (environ 1/3 pourra être restauré).

Du côté des immeubles privés, on notera la perte de la maison de Prosper Mérimée qui brûla avec tous ses livres, correspondances et manuscrits, celle du sculpteur Jacques-Édouard Gatteaux ou celle de Jules Michelet. Le musée de la manufacture des Gobelins est également touché par l’incendie avec la perte d’environ 80 tapisseries.

De nombreux autres édifices furent sauvés par la volonté de quelque uns (aussi bien communards que versaillais) : l’Hôtel-Dieu et Notre-Dame, les Archives nationales ou le palais du Louvre.

L’expérience de la Commune de Paris se termine le 28 mai à la fin de « la semaine sanglante » :

  • Le 22, les Versaillais occupent les 15e et 16e arrondissements, les portes d’Auteuil, de Passy, de Sèvres et de Versailles et s’emparent de l’Élysée, de la gare Saint-Lazare et de l’École militaire.
  • Le 23, la butte Montmartre tombe : 42 hommes, 3 femmes et 4 enfants, pris au hasard, sont conduits rue des Rosiers, devant le mur où les généraux ont été exécutés le 18 mars, et sont fusillés. Les Versaillais occupent l’Opéra, le faubourg Montmartre et la Concorde et procèdent à des exécutions massives à Montmartre, au parc Monceau et à la Madeleine.
  • Le 24, les Versaillais occupent la Banque de France, le Palais-Royal, le Louvre et Notre-Dame des Champs. Le docteur Faneau, à la tête de l’ambulance établie au séminaire Saint-Sulpice, est passé par les armes avec 80 fédérés blessés. Le quartier latin est pris en soirée et ses défenseurs (près de 700) sont exécutés. De leur côté, les communards exécutent l’archevêque de Paris Georges Darboy (qu’ils avaient tenté d’échanger contre Auguste Blanqui) et cinq autres otages. Ils ne tiennent plus que les 9e, 12e, 19e et 20e arrondissements, soit un quart de la capitale.
  • Le 25, les combats se poursuivent à la Butte-aux-Cailles.
  • Le 26, seuls le canal de l’Ourcq, le bassin de la Villette, le canal Saint-Martin, le boulevard Richard-Lenoir, la rue du Faubourg-Saint-Antoine et la porte de Vincennes restent aux mains des communards.
  • Le 27, c’est au cimetière du Père-Lachaise que les combats se poursuivent. 147 communards sont fusillés au « Mur des Fédérés » qui est aujourd’hui le lieu habituel des commémorations de la Commune.
  • Le 28, les combats se poursuivent dans Belleville puis les Versaillais prennent la dernière barricade.

En prenant en compte les tués hors de Paris, on estime entre 20 et 30 000 le nombre des fusillés lors de cette « semaine sanglante », c’est-à-dire le plus grand massacre de civils de l’histoire française.

Pour autant, en seulement 72 jours et en état de guerre, la Commune a pris et commencé à mettre en œuvre des mesures sociales d’une ampleur jamais connue auparavant, dont certaines attendront la fin du 20ème siècle pour être reprises tandis que d’autres attendent toujours, comme la possibilité de révoquer les élus.

 

En juin, des procès expéditifs conduisent à de nouvelles exécutions.

Comme toujours, « l’Histoire est écrite par les vainqueurs » et en juillet, le nouveau pouvoir fait réaliser des photomontages (à partir de vraies photographies) pour montrer la « barbarie » des communards.

En août, on traque encore ceux qui ont été identifiés sur des photographies !

En décembre, au procès de Louise Michel, c’est Victor Hugo qui prend sa défense : elle sera déportée en Nouvelle-Calédonie.

En décembre toujours, Thiers interdit toute évocation mémorielle des événements et déclare : « il ne s’est rien passé ».

Aujourd’hui encore, à l’exception du mur des Fédérés au Père Lachaise, il n’existe aucune plaque ni aucun souvenir de cette période. Même aux parc des Buttes Chaumont où au moins 300 communards furent fusillés, jetés dans le lac puis « repêchés morts » pour être finalement brûlés en plein air. « Le sol était jonché de leurs cadavres ; ce spectacle affreux servira de leçon» écrira Adolphe Thiers.

Au 20ème siècle, on donnera l’occasion à un autre Adolf de s’illustrer aussi de manière barbare… N’oublions pas ces crimes et l’idéologie qui les porte en germe.

Le Mur des Fédérés

2 documentaires à voir pour approfondir :

Connaissez-vous les AMAP ?

AMAP = Association pour le Maintien d’une Agriculture Paysanne

On recense un peu plus de 2000 AMAP en France, qui ont toutes le statut d’association, et qui sont regroupées (pas forcément toutes) au sein du mouvement MIRAMAP.

Les objectifs des AMAP sont multiples :

– Préserver l’existence et la continuité des fermes de proximité dans une logique d’agriculture durable, c’est-à-dire une agriculture paysanne

– Assurer un revenu régulier et équitable aux paysans en leur permettant d’écouler la totalité de leur production.

– Fournir aux consommateurs une alimentation saine, souvent bio mais pas toujours, composée d’aliments frais, de saison, produits à partir de variétés ou races animales de terroir ou anciennes.

– Etre un circuit court de distribution sans aucun intermédiaire.

Les AMAP sont considérées comme participant de l’économie sociale et solidaire.

Producteurs et consommateurs sont liés par un contrat dans lequel l’agriculteur s’engage à fournir aux consommateurs un panier par semaine – pour les légumes – ou moins souvent pour les produits qui se conservent. Le prix du panier est calculé en fonction des coûts de production et non pas du poids de la marchandise : les consommateurs partagent ainsi les aléas climatiques qui peuvent modifier, à la baisse comme à la hausse, la quantité des produits attendus.

Et chez nous ?

L’AMAP la plus proche de Gignac est celle de Brive. Les distributions ont lieu le jeudi à la Guierle, sous la halle Georges Brassens.

On y trouve les produits suivants : légumes et fruits de saison, viandes de bœuf, veau, agneau, porc et poulet, œufs, poissons, produits laitiers, pains, miels, jus de pomme, noix, pruneaux, et même du café.

Il n’y a aucune obligation à prendre telle ou telle catégorie de produits, il suffit juste de décider à l’avance de ce qui nous intéresse.

Certains d’entre nous sont adhérents à l’AMAP de Brive, aussi, si vous êtes intéressé pour nous rejoindre ou simplement vous renseigner, n’hésitez pas à nous contacter : contact@gignac-ensemble.fr

 

Ci-dessous, une interview d’Elisabeth Carbone, co-présidente de l’AMAP de Brive et secrétaire au MIRAMAP, donnée sur France Bleu Limousin :

 

Et pour répondre à vos dernières interrogations d’une manière ludique, feuilletez la B.D. « AMAPien, pourquoi pas moi ? ».

 

Alors maintenant, à vous de choisir comment vous voulez vous nourrir !

Grave incendie chez notre hébergeur

Un spectaculaire incendie a totalement détruit, dans la nuit de mardi à mercredi, un datacenter (bâtiment qui abrite des serveurs informatiques) appartenant à la société OVH.

OVH est une entreprise française, une des plus importantes dans le domaine de l’hébergement informatique, à laquelle ont recours de nombreuses administrations et entreprises françaises… ainsi que notre modeste site Gignac Ensemble.

En ce qui nous concerne, nous n’avons eu à subir qu’une panne temporaire de notre messagerie dans la journée de mercredi, mais de nombreuses autres entreprises (grandes ou petites) n’ont pas encore recouvré l’intégralité de leurs services.