Ciné-débat à Souillac ce vendredi 16 janvier à 20h

En ce début d’année,  ATTAC 46 reprend sa programmation mensuelle de ciné-débat avec, le vendredi 16 janvier à 20h, la projection du film TERLA TA NOU (Cette terre nous appartient) de Cécile Laveissière et Jean-Marie Pernelle, projection suivie d’une rencontre avec la  réalisatrice et le réalisateur.

Synospsis : En France, les Gilets jaunes ont quitté les rond-points, à La Réunion, une convergence appelée « QG Zazalé » tient toujours. Située au Tampon, au Sud de l’île, elle est composée d’une communauté de militants et de militantes.

Sur le rond-point, encerclés par le flux incessant des voitures, au milieu des plantations et des animaux, ils débattent d’écologie, de la question décoloniale et agissent pour la souveraineté et l’autonomie alimentaire.

Petit à petit cette expérimentation d’un nouveau monde, subversive et politique, prend de l’ampleur et questionne les enjeux sociaux et d’accès à la terre.

Cécile Laveissière et Jean-Marie Pernelle, réalisateur-rices lotois, nous parlent de leur intention :

« Le désir du film est né d’une rencontre avec un lieu insolite, symbolique, et avec le collectif que forment ses occupants, le QG zazalé.

La dimension politique du projet, qui s’accompagne de nombreuses actions de solidarité sociale, nous a frappés par son audace. Elle s’inscrit pleinement dans les mouvements post-coloniaux en Afrique et aux Antilles, et dans l’émergence des études décoloniales dans le débat actuel.

Notre intention est de documenter, sans prétention, cette expérience historique à La Réunion. Ce qui nous intéresse c’est de comprendre en quoi cette alternative fonctionne, même située à petite échelle dans un rond-point, quelle place notre société laisse à un tel projet, et quelles sont les oppositions et les résistances qu’ils rencontrent. »

Pour en savoir plus et visionner la bande annonce, c’est ICI

Pacte Souveraineté Alimentaire

La région Occitanie lance un appel à contributions pour associer la population à l’élaboration d’un Pacte de Souveraineté Alimentaire. Cette consultation sera ouverte jusqu’à la fin janvier.

Cet appel à contributions s’adresse à de nombreux acteurs (agriculteurs, organisations professionnelles agricoles, entreprises agro-alimentaires, collectivités, associations, chercheurs…) mais également aux citoyens. Le but de ces contributions est de « permettre d’identifier les freins à lever et les leviers à actionner pour assurer une meilleure souveraineté alimentaire en Occitanie, c’est-à-dire pour mieux produire et nourrir sainement une population en constante augmentation ».

Les propositions recueillies seront prises en compte dans le cadre de l’élaboration du Pacte régional.

Alors que l’accord de libre-échange entre l’UE et le Mercosur, qui doit être signé le 17 janvier, va  profiter avant tout à l’agronégoce brésilien, ne faisant qu’accentuer la déforestation et les pesticides, au détriment des petits agriculteurs, produire et consommer localement s’imposent.

« Dans un monde instable, nous ne pouvons pas accepter de dépendre des importations pendant que nos agriculteurs peinent à vivre de leur travail. C’est pourquoi l’Occitanie fait le choix d’une agriculture forte, productive et durable, qui nourrit sa population et fait vivre ses territoires. C’est tout le sens de notre futur pacte régional : redonner de la valeur au travail agricole et garantir à chaque citoyen une alimentation saine et de qualité. J’invite tous ceux qui veulent reprendre la main sur notre avenir alimentaire à s’engager dans cette construction collective. » a déclaré la présidente de la Région Occitanie Carole Delga.

On ne peut que se réjouir de cette ambition de reconquête de notre souveraineté alimentaire dans notre région et du fait que les citoyens aient droit de cité sur ce qu’il faudrait mettre en œuvre pour y parvenir. Puisque l’occasion nous ait donnée de nous exprimer sur ce que nous souhaitons mettre dans notre assiette et sur l’avenir de l’agriculture sur notre territoire alors pourquoi ne pas nous en saisir ?

Reste à savoir si notre avis sera réellement pris en compte et si les velléités de ce Pacte Régional résisteront à la logique de marché et au multilatéralisme économique ?

Pour accéder au communiqué de presse de la région, c’est ICI

Pour accéder au formulaire de contribution, c’est ICI

Municipales 2026, inscrivez-vous !

Par un court communiqué via l’application Intramuros, la mairie de Gignac nous rappelle que les prochaines élections municipales se dérouleront les 15 et 22 mars prochain et nous précise les modalités d’inscription sur les listes électorales.

Nous irons beaucoup plus loin en précisant que voter est un acte hautement citoyen car il détermine la politique qui sera mise en œuvre, à l’échelon local mais bien au-delà si l’on se rappelle que ce sont vos élus qui élisent nos sénateurs.

Même si à Gignac on observe régulièrement de très bons taux de votants il n’en demeure pas moins qu’être inscrit et aller voter pourrait s’avérer crucial l’an prochain… en fonction des listes et des candidats qui seront en présence…

 

Une nouvelle conférence sur l’Intelligence Artificielle

Ce sujet, de plus en plus présent dans les médias, s’invite même dans les conversations quotidiennes les plus banales, avec une interrogation mêlée d’une certaine angoisse : « à quelle sauce allons-nous être mangés et quelles sont nos possibilités d’action ? ».

Le besoin d’information des gens est grandissant, c’est pourquoi nous avons été sollicités pour organiser une nouvelle conférence sur ce thème, ici par l’Association TULLE ACCUEILLE.

Cette conférence sera bien entendue actualisée des dernières avancées dans le domaine.

A VOS AGENDAS !

TULLE ACCUEILLE : 97, rue de la Barrière, 19000 TULLE

Le QIF Festival du 17 au 19 octobre à Saint-Céré

Questions d’identités est un festival de cinéma dédié à l’exploration des multiples facettes de nos identités, qui se déroule à Saint-Céré dans le Lot (46) et dans les villages alentours. Il est porté par l’association « Le lieu commun ».

À travers le cinéma, l’art et la rencontre, le festival propose d’interroger, de célébrer et parfois de bousculer les représentations qui façonnent nos vies.

L’identité, qu’elle soit liée aux origines géographiques, aux cultures, aux parcours de migration, aux genres, aux orientations ou aux expériences individuelles, est au cœur des débats contemporains. QIF choisit de donner la parole aux artistes, aux réalisateurs et au public pour créer un espace de dialogue vivant, ouvert et inclusif.

Pendant plusieurs jours, la programmation réunit films de fiction et documentaires venus d’horizons multiples, offrant des regards singuliers sur la diversité des histoires humaines. Chaque projection est accompagnée d’échanges avec des cinéastes, chercheurs, militants ou témoins, afin d’approfondir la réflexion et d’encourager la rencontre entre disciplines et expériences.

D’autres formes artistiques y sont présentes: expositions visuelles et photographiques, concerts mêlant traditions et créations contemporaines, mais aussi performances et ateliers participatifs. Au cœur de l’événement, le village du festival constitue un lieu convivial où se croisent publics et intervenants, avec des stands associatifs, des espaces de restauration et des animations culturelles.

En réunissant images, musiques, débats et partages, QIF ambitionne de montrer que l’identité n’est jamais figée : elle se construit, se revendique, s’invente et se transmet. Le festival invite ainsi chacun à se reconnaître, à se questionner et à s’ouvrir à l’altérité, dans une atmosphère festive et bienveillante.

QIF n’est pas seulement un festival de films : c’est une célébration collective de la pluralité humaine.

Toute la programmation en détail à retrouver sur le site du QIF ICI

Conserver Windows 10 ou passer sous Windows 11 (suite)

Sous la pression de nombreux organismes tant institutionnels (comme la Commission Européenne) que non gouvernementaux, Microsoft a accepté de prolonger le support de Windows 10 pour une année supplémentaire, soit jusqu’au 14 octobre 2026.

Cela laisse donc du temps pour voir venir, d’autant que la sortie de Windows 12 est toujours prévue pour cette même année 2026.

Comment faire pour activer la prolongation du support ?

Une rapide recherche sur Internet vous donnera la solution, notamment ici sur le site officiel de Microsoft : https://www.microsoft.com/fr-fr/windows/extended-security-updates

Il faudra donc aller dans les paramètres, les mises à jour, et s’inscrire au programme Windows 10 ESU en suivant le lien qui apparaîtra. La seule condition à respecter est d’avoir les dernières mises à jour installées ainsi qu’un compte Microsoft, que vous avez normalement tous, à défaut il vous faudra en créer un, c’est gratuit.

Par contre, si vous avez le message « L’inscription aux mises à jour de sécurité étendues de Windows 10 sera bientôt disponible », il vous faudra encore patienter quelques jours en attendant que le lien soit mis en service, Microsoft croulant probablement sous les demandes.

Donc, à surveiller chaque jour ! On ne peut pas dire que cela soit très pratique ni que Microsoft soit une entreprise véritablement « user-friendly »…

Réunion publique autour des projets photovoltaïques à Cressensac

 

Cette réunion publique, prévue de longue date avait été annoncée dans un article paru le 29 août dans actuLot (ICI). Suite à cette parution, la mairie de Cressensac a enfin décidé de communiquer le 24 septembre en réunion publique sur deux des quatre projets prévus sur la commune. Mais celle-ci n’a pas « calmé les esprits », bien au contraire. Peu satisfait des exposés des porteurs de projets et de leurs  arguments, et compte tenu de l’intérêt du public venu en nombre, le collectif citoyen a décidé de maintenir son rendez-vous avec tous les habitants intéressés.

Le collectif Stop Agrivoltaïque Cressensac informera sur l’ensemble des quatre projets photovoltaïques à Cressensac-Sarrazac et fera un bref état des lieux des projets des communes voisines et du département du Lot. En s’appuyant sur des rapports d’experts et de scientifiques, sur des retours d’expérience, le collectif exposera les problématiques suscitées par ces installations industrielles dans nos campagnes. Des représentants de la Confédération Paysanne parleront des menaces que fait peser l’agrivoltaïsme sur l’avenir du monde paysan. D’autres associations et collectifs locaux viendront également témoigner des luttes en cours sur leur territoire.

Cette rencontre accordera une large part au débat. Il sera aussi l’occasion de permettre au public d’entamer une réflexion collective sur la pertinence d’une implication citoyenne dans les choix qui concernent notre avenir énergétique. Pour que l’intérêt général prime sur la logique opportuniste du capitalisme vert, ne faut-il pas envisager que cet avenir soit sobre, juste et efficace ?

info@stop-agrivolt-cressensac.fr

www.stop-agrivolt-cressensac.fr

la LDH propose une conférence-débat le 27 septembre à Martel

Le 29 novembre 1947, dans l’après seconde guerre mondiale, l’Assemblée Générale de l’ONU proposait un plan de partage de la Palestine, alors sous mandat britannique, entre deux États, juif et palestinien, Jérusalem étant internationalisé et placé sous le contrôle de l’ONU.
78 ans plus tard, après plusieurs guerres israélo-arabes, onze pour certains, de multiples résolutions du Conseil de sécurité (pas moins que 229 entre 1948 et mars 2024) portant sur la colonisation israélienne, le statut de Jérusalem ou sur le retour des réfugiés palestiniens, résolutions qui sont demeurées sans effet, le problème israélo-palestinien reste entier.

Les perspectives de règlement de ce conflit, en particulier par une solution à un État ou à deux États ?, semblent encore bien éloignées malgré le caractère de plus en plus dramatique que prend la guerre, en particulier à Gaza, et une colonisation de la Cisjordanie qui s’accélère après l’arrivée de la droite et de l’extrême droite au pouvoir à Tel Aviv.

Quand pourront commencer de véritables pourparlers de paix ? Et sous quel statut ?

La paix en Algérie a été obtenue à Evian entre le gouvernement français et le gouvernement provisoire de la République Algérienne, largement issu des « terroristes » du FLN.
L’Afrique du Sud vit maintenant apaisée après des négociations entre Frederik de Klerk et le « terroriste » Nelson Mandela, avec le prix Nobel de la Paix 1993 à la clé.

Benyamin Netanyahou prend argument du caractère « terroriste » du Hamas pour écarter toute négociation et par contre faire avancer ses projets d’un plus grand Israël.
Pourtant, l’activiste israélien engagé pour la paix Gershon Baskin a déjà en 2011 coordonné l’accord de libération du soldat Gilad Shalit avec le Hamas, organisation dont la charte fixe comme objectif la destruction de l’État d’Israël .

Au 5 février 2025, 148 des 193 États membres de l’ONU avaient reconnu l’État de Palestine. Des « puissances occidentales », comme la France, pourraient prochainement reconnaître également cet État. Benyamin Netanyahou pourrait ainsi trouver des interlocuteurs à sa mesure pour rechercher une fin à cette situation d’un colonialisme de plus en plus dénoncé sur la planète, et peut-être partager un prix Nobel.

Les enquêteurs de la Cour Pénale Internationale (CPI) relèveront certainement de nombreuses atteintes aux droits de l’homme mais celles-ci resteront très certainement impunies, grâce aux veto (nom invariable) des États-Unis, alliés inconditionnels pour l’instant de l’État sioniste.

Le dossier, complexe, sera éclairé par Martine Cohen et Fabienne Messica au cours de la prochaine Rencontre de Martel sur le thème :

Israël-Palestine
La paix et la justice sont-elles encore possibles ?
samedi 27 septembre 2025 à 16 h
à Martel dans la salle Du Guesclin du Palais de la Raymondie

Fabienne Messica, sociologue, membre du Conseil National de la Ligue des Droits de l’Homme (LDH), spécialiste de l’éducation, de l’immigration, et des discriminations, suit de près l’actualité au Moyen Orient, en particulier via son blog chez Mediapart ; elle a également coécrit le livre « Refuzniks israéliens – Ces soldats qui refusent de combattre en territoires occupés » (mai 2023).

Martine Cohen, sociologue dans le Groupe Sociétés, Religions, Laïcités du CNRS, membre de la LDH et des mouvements La Paix Maintenant et Standing Together, est une spécialiste des religions, du catholicisme au judaïsme, en particulier le judaïsme français dans ses relations avec le régime israélien aux prises avec la Palestine. Elle a écrit et coécrit sur le conflit israélo-palestinien dans la revue Esprit.