Conserver Windows 10 ou passer sous Windows 11 (suite)

Sous la pression de nombreux organismes tant institutionnels (comme la Commission Européenne) que non gouvernementaux, Microsoft a accepté de prolonger le support de Windows 10 pour une année supplémentaire, soit jusqu’au 14 octobre 2026.

Cela laisse donc du temps pour voir venir, d’autant que la sortie de Windows 12 est toujours prévue pour cette même année 2026.

Comment faire pour activer la prolongation du support ?

Une rapide recherche sur Internet vous donnera la solution, notamment ici sur le site officiel de Microsoft : https://www.microsoft.com/fr-fr/windows/extended-security-updates

Il faudra donc aller dans les paramètres, les mises à jour, et s’inscrire au programme Windows 10 ESU en suivant le lien qui apparaîtra. La seule condition à respecter est d’avoir les dernières mises à jour installées ainsi qu’un compte Microsoft, que vous avez normalement tous, à défaut il vous faudra en créer un, c’est gratuit.

Par contre, si vous avez le message « L’inscription aux mises à jour de sécurité étendues de Windows 10 sera bientôt disponible », il vous faudra encore patienter quelques jours en attendant que le lien soit mis en service, Microsoft croulant probablement sous les demandes.

Donc, à surveiller chaque jour ! On ne peut pas dire que cela soit très pratique ni que Microsoft soit une entreprise véritablement « user-friendly »…

Monde numérique : Faut-il passer à Windows 11 ?

Article mis à jour le 15 juin 2025.

Tous les possesseurs de PC sous Windows s’en sont rendu compte : Microsoft nous rappelle régulièrement que le support de Windows 10 prendra fin en octobre 2025.

A lire cette annonce, les avantages pour changer de PC semblent alléchants : « une expérience moderne et efficace conçue pour répondre aux exigences actuelles en matière de sécurité renforcée ».

Et à l’heure ou l’on nous annonce régulièrement que de grands sites qu’on aurait pensé bien protégés sont piratés, cette notion de sécurité peut nous paraître essentielle.

Poudre aux yeux !

Si de grands sites commerciaux ou même étatiques (hôpitaux, etc.) peuvent être piratés alors qu’ils ont bien évidemment mis en place des procédures renforcées et qu’ils se sont entouré de spécialistes en cybersécurité, ce n’est certainement pas un petit Windows 11 familial ou un antivirus classique qui vous protégera !!

Le piratage vient presque toujours d’une erreur de l’utilisateur qui cliquera sur un lien qu’il a mal analysé, qui répondra à un mail frauduleux ou qui ouvrira une pièce jointe provenant d’une personne malveillante qui aura avancé masquée.

La meilleure protection est de toujours faire preuve de prudence, de ne pas aller sur des sites inconnus et de ne pas faire confiance aux annonces alléchantes comme par exemple une carte SNCF sénior à -95% ! Il n’y a pas plus de miracles dans le monde numérique que dans la vie réelle.

Un choix de Microsoft

Cette décision de Microsoft est un choix purement marketing pour pousser les gens à changer de machine et donc relancer les ventes. Car un PC standard dure largement plus de 10 ans… j’en ai un toujours fonctionnel qui date de 1991…

Environ 250 millions d’ordinateurs dans le monde ne sont pas compatibles avec Windows 11. Cette décision risque donc d’entraîner un vaste renouvellement contraint du parc informatique mondial. Mais quel est le problème ? Et bien il est double :

Problème écologique car la fabrication d’un nouveau PC se fait dans les pays du tiers-monde dans des conditions lamentables, depuis l’extraction des matières premières (800 kg de matière à extraire par PC) jusqu’à la fin de vie de ces machines. Les révélations des conditions de travail dans les mines en sont de douloureux rappels tout comme les cimetières numériques où les gens travaillent dans des conditions extrêmes au recyclage des composants.

Problème social car les personnes les plus précaires auront du mal à s’équiper. Non seulement elles ne sont pas informées de la possibilité de passer sur un autre système tel que Linux, mais elles ne sont pas toujours en mesure de financer l’achat d’un ordinateur neuf et donc potentiellement cher si elles ne connaissent pas les bonnes filières d’achat. Conséquence, elles risquent de ne plus être en mesure d’accomplir des démarches administratives de base alors que la plupart des services publics sont en voie d’être automatisés (France Travail, la CAF, la Sécurité Sociale, etc.).  Les personnes en situation de précarité seront donc les plus touchées par la décision de Microsoft.

La dématérialisation des services publics est souvent présentée comme écologique, comme “zéro papier”. Mais on oublie que l’impact environnemental du numérique dépasse largement celui du papier. Les serveurs, les terminaux, le renouvellement permanent des équipements sont autant d’outils nécessaires au numérique. Le “zéro papier” est un slogan marketing.

Les constats établis invitent à se questionner : la fin du support de Windows 10 et des versions antérieures est plus qu’un simple changement de logiciel, c’est un révélateur. Elle met en lumière les dérives du modèle numérique actuel : obsolescence programmée, dépendance aux GAFAM et bientôt aux BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi), impacts écologiques et sociaux, fracture numérique croissante.

En conclusion, à la question du titre « Faut-il passer à Windows 11 ? », la réponse est clairement « Non », sauf impératif particulier bien sûr.

Et il est d’autant plus urgent d’attendre que Windows 12 devrait sortir dès l’an prochain, en 2026 !

 

Pour en savoir plus, 2 articles dont je me suis inspiré :

https://www.halteobsolescence.org/aperhop-fin-windows-10/

https://www.lesnumeriques.com/ordinateur-portable/l-arret-de-windows-10-un-scandale-aussi-bien-social-qu-ecologique-n237109.html

 

Eclipse de soleil du 29 mars, attention !

Samedi 29 mars en fin de matinée le soleil sera partiellement éclipsé par la Lune.

Il manquera un « morceau » de soleil d’environ 20% comme montré ci-dessous :

La Lune est représentée ici en noir. Sa face visible n’étant pas éclairée par le soleil (puisqu’elle se trouve en avant plan), vous ne la verrez évidemment pas.

Les horaires pour Gignac seront :

  • Début de l’éclipse à 10h02
  • Maximum de l’éclipse à 10h53
  • Fin de l’éclipse à 11h45

Nous aurions aimé vous prêter des lunettes éclipse (absolument indispensables), mais nous avons été avertis très récemment que le lot que nous avions acheté l’an passé n’était pas conforme.

La prochaine éclipse totale aura lieu le 12 août 2026 et sera visible en Espagne.

 

Médias, qui détient quoi ?

Aujourd’hui, à l’heure de la désinformation de masse, il est essentiel de savoir qui détient quels médias afin d’avoir une petite idée de leur orientation potentielle.

Voici une belle cartographie, régulièrement mise à jour par Le Monde Diplomatique et ACRIMED

Pour bien voir la carte, cliquez dans et vous pourrez zoomer.

Exemple, le magazine « Sciences et Avenir » (en haut à gauche) est contrôlé à 100% par le groupe Perdriel, lui même contrôlé par Claude Perdriel ainsi que par LVMH à hauteur de 40%, LVMH étant contrôlé à 47% par Bernard Arnaud.

Exercice : qui détient Europe 1, Canal+, Télé Loisirs, ou le magazine Géo ?

Surprise, c’est le même, Vincent Bolloré, qui est au départ de la chaîne !

Quant à La Dépêche, c’est la famille BAYLET, qui détient aussi Midi Libre, L’Indépendant ou Centre Presse.

Gignac, En Quercy ou pas ?

Au 1er janvier 2025, huit communes françaises ont changé de nom:

Faux (Dordogne) est devenue Faux-en-Périgord
Saint-Christophe-sur-Dolaison (Haute-Loire) est devenue Saint-Christophe-sur-Dolaizon
Roche (Loire) est devenue Roche-en-Forez
Grigny (Rhône) est devenue Grigny-sur-Rhône
Rousset (Hautes-Alpes) est devenue Rousset-Serre-Ponçon
Le Cheix (Puy-de-Dôme) est devenue Le Cheix-sur-Morge
Montcourt-Fromonville (Seine-et-Marne) a perdu une lettre et est devenue Moncourt-Fromonville.
Et Le Vigan (Lot) est devenue Le Vigan-en-Quercy

Si Le Vigan le peut, pourquoi Gignac ne le pourrait-il pas ?

D’autant que ce débat agite la microsphère locale depuis longtemps,

D’autant que certains ont déjà allègrement franchi le pas,

 

Quatre « Gignac » en France, n’est-ce pas un peu trop ?

 

Gignac (Vaucluse)

Gignac (Hérault)

Gignac-la-Nerthe (Bouches-du-Rhône)

 

Pourquoi ne demanderait-on pas à nos concitoyens eux-mêmes ce qu’ils en pensent ?

 

Après les aurores, la comète !

Si un certain calme règne en ce moment dans nos villages, les éléments célestes, eux, étaient à la fête la semaine dernière. En plus, c’est gratuit, il suffit de lever les yeux en l’air.

Samedi soir le ciel était nuageux, mais hier dimanche les conditions étaient optimales avec un horizon ouest parfaitement dégagé.

A 19h45 on ne voyait rien, mais dès 19h55, la comète Tsuchinshan (du nom de son découvreur) était faiblement visible, environ 10° à droite de la brillante Vénus. Puis elle devenait rapidement évidente, pour une petite demi-heure seulement, avant qu’elle ne disparaisse derrière les arbres. Un moment rare à savourer !

A 20h09 :

A 20h11:

A 20h14 :

A 20h20 :

 

Des aurores boréales étaient visibles à Gignac ce 10 octobre au soir

Comme il était annoncé dans les médias spécialisés (une forte éruption solaire s’étant produite il y a quelques jours), des aurores boréales de forte amplitude étaient attendues ce jeudi soir sur la France.

Vers 22 heures, l’application « Aurora Forecast » indiquait que tous les signaux étaient au vert, ou plus précisément au rouge :

Dehors, devant la maison, une vague lueur rougeâtre était perceptible en direction du nord.

Et sur le site du moulin, avec un horizon nord relativement dégagé, et malgré la présence des lumières de Brive, l’appareil photo enregistrait sans équivoque les draperies rouges de l’aurore.

Un spectacle très inhabituel sous nos latitudes, mais qui pourrait bien se reproduire au printemps prochain.

Rappel de la défenseure des droits sur le respect des règles de déontologie par les forces de sécurité

Comme nous en avons pris l’habitude, nous relayons à nouveau la position de la Défenseur des Droits, ici sur les violences possibles des forces de l’ordre lors des dernières manifestations, tant il vrai que ce sujet pourrait tous nous concerner directement un jour ou l’autre.

Préoccupée par les vidéos circulant sur les réseaux sociaux, de nombreux articles de presse, des témoignages et saisines reçus par l’institution sur de possibles manquements déontologiques dans le maintien de l’ordre au cours des évènements des jours derniers, la Défenseure des droits tient à rappeler ses recommandations.

Autorité administrative indépendante inscrite dans la Constitution, l’institution du Défenseur des droits est l’autorité de contrôle externe chargée de veiller au respect des règles de déontologie par les personnes exerçant des activités de sécurité sur le territoire de la République.

Le Défenseur des droits a, à plusieurs reprises, documenté l’usage de la force dans le cadre du maintien de l’ordre et les règles de déontologie qui s’imposent (rapport réalisé en 2017 à la demande du président de l’Assemblée nationale sur « les conséquences de la doctrine et de la pratique du maintien de l’ordre en France par les forces de l’ordre au regard des règles de déontologie qui s’imposent à elles », avis 2020-08 relatif au nouveau schéma national du maintien de l’ordre ; décision cadre 2020-131 sur les pratiques du maintien de l’ordre au regard des règles de déontologie; étude sur la désescalade de la violence et la gestion des foules protestataires en 2021).

Alors que de nombreuses manifestations se déroulent actuellement, la Défenseure des droits souhaite que ses recommandations issues de ces travaux d’étude et saisines soient suivies d’effets, en particulier les préconisations suivantes :

– encadrer strictement les contrôles d’identité, les fouilles et les filtrages, afin que ces mesures soient, dans le cadre des manifestations, justifiées et réalisées dans le respect des libertés individuelles et dans des conditions conformes aux règles déontologiques ;

– s’assurer que l’encagement est utilisé de manière nécessaire et proportionnée, dans les conditions prévues par la décision du conseil d’Etat du 10 juin 2021 sur le schéma national du maintien de l’ordre, notamment en prévoyant systématiquement un point de sortie ;

– recentrer le maintien de l’ordre sur la mission de police administrative de prévention et d’encadrement de l’exercice de la liberté de manifester, dans une approche d’apaisement et de protection des libertés individuelles.

Elle souligne que le respect des règles de déontologie est essentiel pour apaiser les tensions et favoriser la confiance entre la police et la population.

Enfin, la Défenseure des droits alerte sur les conséquences d’interpellations qui seraient préventives de personnes aux abords des manifestations. Elle souligne que cette pratique peut induire un risque de recourir à des mesures privatives de liberté de manière disproportionnée et de favoriser les tensions. La liberté individuelle ne peut être limitée que dans le cadre et les conditions fixées par la loi.

Au titre de sa mission de contrôle du respect de la déontologie par les forces de sécurité, la Défenseure des droits est compétente pour traiter toute réclamation relative à de possibles manquements dans le cadre du maintien de l’ordre, qu’elle émane de victimes ou de témoins.

La Défenseure des droits, inquiète des témoignages dont elle est destinataire, restera vigilante quant à la bonne application des règles de déontologie par les forces de sécurité.

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Un exemple de sobriété énergétique : la marmite norvégienne

En cette période qui devrait être festive et où l’on nous dit que c’est la fin de l’abondance et que la mode est aux pulls roulés, les conseils pour réduire sa consommation énergétique se multiplient.

On nous vante désormais les bienfaits de la sobriété, concept mis en avant par tous les mouvements écologistes depuis plus d’un quart de siècle, mais qui était alors décrié par les mêmes qui nous la présentent aujourd’hui comme nouvellement sorti de leur chapeau.
La sobriété qu’est-ce que c’est ? C’est ni plus ni moins que le contraire du gaspillage.

Et dans le domaine de la vie quotidienne et de la préparation des repas, la marmite norvégienne refait son apparition ; je dis refait puisqu’elle est connue depuis des siècles.
Elle a été remise en avant au début des années 2000, notamment dans dans le cadre du scénario Négawatt, l’objectif étant de réduire de moitié la consommation énergétique familiale, et en corollaire les émissions de CO2.

Il s’agit d’un procédé très simple de fin de cuisson des aliments consistant à les placer dans un récipient lui-même contenu dans un réceptacle isolant. Après avoir été chauffés de façon traditionnelle (mais beaucoup moins longtemps que le temps de cuisson habituel), les aliments finissent d’y cuire de façon autonome, sans nouvelle dépense d’énergie.

Contrairement à ce que son nom indique, il ne s’agit pas forcément d’une marmite ; c’est un caisson ou un sac garni d’isolant thermique dans lequel on place le récipient de cuisson (casserole, autocuiseur, faitout…) contenant le plat dont la cuisson a été démarrée sur le feu : dans cette enceinte isolée, le plat va continuer à cuire sans aucune source d’énergie extérieure, en refroidissant lentement. Ainsi, les déperditions de chaleur sont réduites au minimum et au bout d’une heure ou deux, le repas est prêt et chaud.
Pour garder un maximum de chaleur, la marmite norvégienne agit selon les 3 principes suivants :
• réduction de la convection, en empêchant la circulation de l’air
• réduction de la conduction, grâce à l’isolation
• réduction du rayonnement, en utilisant un réfléchissant de type couverture de survie

Il existe sur le marché des fours « basse température », mais la marmite va plus loin car le plat est totalement confiné et la chaleur ne s’échappe que très progressivement.

Pour rester dans l’esprit antigaspi, le plus simple est de se fabriquer sa propre marmite (méthode DIY = Do It Yourself) et les tutoriels, et même des livres, abondent.

Quelques références qui m’ont servi à écrire cet article :

La fibre, l’adressage et la surprise du chef

Sur Intramuros ce jeudi 15 décembre, une nouvelle a priori banale et intitulée « Votre raccordement à la fibre » attire néanmoins mon attention.

On nous demande de vérifier si notre habitation est bien dans la base, et de visualiser l’avancement du déploiement : il suffit simplement de se connecter sur le site officiel de l’ALLiance Très Haut débit à cette adresse : https://www.alliancetreshautdebit.fr/fr/carte-interactive-du-deploiement-particulier.

Aussitôt dit, aussitôt fait, cette page nous envoie sur une carte où il suffit de zoomer jusqu’à arriver à la zone qui nous intéresse.

Apparaissent alors des points colorés correspondant chacun à une habitation et l’état d’avancement du déploiement : vert = raccordable immédiatement, jaune = sous 3 mois et ainsi de suite.

Mais le plus amusant est à venir : en zoomant suffisamment pour arriver sur l’habitation qui vous intéresse (par exemple la vôtre) et en cliquant sur le rond coloré, vous avez accès à votre future adresse, nom et n° dans la rue !

Comme prévu avec la numérotation dite à l’américaine, les numéros sont presque toujours à 3 chiffres, voire 4 puisqu’à Falsemoyer on dépasse allégrement les 4000 !

C’est donc par la bande, en dehors de toute information municipale, que nous pouvons avoir accès à notre future adresse dans la cadre de l’opération dite « Adressage ».

Nous savons donc qu’elle existe officiellement, mais peut-on déjà l’utiliser, la communiquer ? Mystère et boule de gomme.

Nous ne reviendrons pas sur les modalités de désignation des noms de rue faites en catimini alors qu’il aurait été tellement plus sympathique de réunir les gens et de les faire participer au choix du nom de leur rue, mais là c’est le pompon, les adresses existent et c’est l’arrivée de la fibre qui nous les fait découvrir !