Le Testament d’un préhistorien

Au moment où notre territoire, à travers son festival d’automne Résurgence, s’apprête à célébrer les gouffres et les grottes qui font la renommée du Quercy et de la Vallée de la Dordogne en particulier, en nous plongeant dans les entrailles de la terre sur les traces des premiers explorateurs, retour sur le « Testament » d’un préhistorien. Dans le dernier bulletin de la Société des Etudes du Lot paru en juin, Michel Lorblanchet, Docteur en Préhistoire et ancien directeur de recherches au CNRS lançait un cri d’alarme face aux pollutions qui menacent l’immense réserve archéologique souterraine du Quercy. 

Extrait: « Tous les scientifiques, dont les préhistoriens, lancent une alerte car ce patrimoine vulnérable est menacé de pollution par les infiltrations liées aux épandages des effluents agricoles industriels : lisiers et maintenant digestats […] Exemple : la grotte de Foissac qui est à la fois une grotte touristique ouverte au public (15 000 visiteurs par an), une grotte sépulcrale contenant 50 sépultures chalcolithiques datant de 5 000 ans, une grotte ornée contenant des peintures de bisons datant de 20 000 à 30 000 ans et un site paléontologique avec notamment des ossements de lions des cavernes. Or, la rivière souterraine de Foissac-La Jonquière est polluée par les effluents des élevages industriels, l’eau chargée de purin recouvre périodiquement les squelettes, les galeries sont envahies par des odeurs pestilentielles (arrêt des visites)… Finalement la rivière souterraine, La Jonquière, après avoir pollué la grotte préhistorique, ressort à Balaguier-d’Olt et déverse sa pollution dans la rivière le Lot. La grotte de Foissac donne un exemple parfait du fonctionnement karstique de nos causses. Qui accepterait que le cimetière d’un de nos villages du causse soit régulièrement baigné par les effluents des bergeries et porcheries industrielles ? C’est pourtant le cas de la nécropole préhistorique de Foissac depuis des dizaines d’années ) En outre la grotte de Foissac illustre l’inefficacité de notre système de protection : comme toutes les grottes ornées, Foissac est classée « Monument historique » depuis 42 ans et elle est pourtant depuis longtemps gravement polluée ! Autre exemple d’inefficacité de protection : l’Office du tourisme de Rocamadour a été construit au dessus de la grotte ornée des Merveilles pourtant classée « Monument historique » depuis 94 ans ! Mais, contrairement aux monuments historiques visibles comme les châteaux, les grottes classées ne comportent pas de périmètre de protection (d’un rayon de 500 m) parce que ce sont des monuments souterrains invisibles ! Les grottes préhistoriques, particulièrement les grottes ornées, sont extrêmement sensibles à la pollution. Les spécialistes dont je suis sont préoccupés par la protection des peintures ».

Retrouver ICI l’intégralité de l’article du bulletin n°2-2022 de la Société des Etudes du Lot qui nous a été transmis par Le Collectif Citoyen Lotois – Membre du CNVMch.

Souillac : Lancement de Résurgence VI

Après « Infinie Liberté » fin 2021, une nouvelle exposition revient à Souillac dans le cadre de Résurgence, le festival automnal de la Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne.

Pour sa sixième édition, Résurgence nous invite à plonger dans les profondeurs terrestres précurseurs de nombreux imaginaires. Cette intimité avec la Terre Mère questionne nos sentiments, sorte d’introspection de soi et des autres.

L’exposition collective d’art contemporain « Profonde Intuition » présentée à la salle Saint-Martin de Souillac est inspirée par le fonds La Forge – Marie Anne Lacoste-Valat, témoin des découvertes souterraines d’Armand Viré et ses confrères. Elle est constituée d’œuvres prêtées par le Frac Nouvelle-Aquitaine MÉCA, les Abattoirs, Musée – FRAC Occitanie, l’Artothèque du Lot, les collectionneurs Daniel Bost et Dominique Chambon, la collectionneuse Evelyne Deret ainsi que d’autres collectionneurs pour des prêts d’objets de collection.

Vernissage le jeudi 29 septembre à 18 h sur le parvis de la salle Saint-Martin à Souillac.

Ouvert (salle Saint-Martin) du mercredi au dimanche du 29 septembre au 7 novembre de 14 h à 18 h 30 puis du 8 au 27 novembre de 14 h à 17 h.

Le Festival Résurgence, c’est aussi une exposition historique itinérante La Forge, découvertes et innovations aux XIXème siècle et de nombreuses actions culturelles – visites, conférences, ateliers, concerts, ciné-débats, lectures, rencontres – sur l’ensemble du territoire.

A NOTER: le festival inclut Les Journées Portes Ouvertes des Ateliers d’Artistes les samedi 15 et dimanche 16 octobre, Gignac y sera représenté (à découvrir dans un prochain article).

Le Festival Résurgence se déroulera du 29 septembre au 27 novembre, programme complet ICI

Une nouvelle expo de Daniel Roblin à voir jusqu’au 18 septembre

Notre ami Daniel Roblin continue ses expos d’été avec « Les enfants du monde  » à voir jusqu’au 18 septembre à Cornac (près de Bretenoux).
Extrait du discours du maire de Cornac : « Cette première exposition est caractéristique de notre volonté très profonde exprimée lors des travaux du groupe de travail qui a défini le projet : l’ouverture sur le monde, l’ancrage local, l’éducation populaire. Une exposition sur les enfants, du monde, visible par tous, avec un artiste photographe qui a vécu à Cornac ! »

Plus d’infos ICI.

La chanteuse Nawel Dombrowsky sera le 19 août à Turenne

Dans le cadre des Estéales qui se tiennent du 18 au 20 août à Turenne, vous pourrez venir applaudir Nawel Dombrowsky que nous avons eu le plaisir de voir tout récemment au festival Barjac M’En Chante et dont nous gardons un excellent souvenir.

Son spectacle « Les Femmes à la cuisine » est un spectacle musical dont les chansons originales ont été écrites et composées par Yanowski. Passant d’un personnage à l’autre, Nawel voyage entre le burlesque et la poésie, le rire et l’émotion. Dans une mise en scène qui laisse toute sa place à l’interprétation, elle est accompagnée d’une pianiste et d’une contrebassiste. Dans ce spectacle, si les femmes sont à la cuisine, ce n’est pas tant pour confectionner les bons petits plats de la ménagère docile, mais bien pour y échafauder le casse du siècle ! La cuisine, pour ces femmes, est aussi le lieu à partir duquel, non sans humour, on repense le monde : la violence sociale, l’exil, la guerre… Mais aussi celui où l’on se confie sur l’amour, la jalousie, l’instinct maternel (ou l’absence de celui-ci).  Un tour de chant féminin et féministe mais surtout et avant tout humain et humaniste.

Extrait :

La Nuit des étoiles c’est aussi sur ARTE

À l’occasion de la 32e édition des « Nuits des étoiles », ARTE propose une programmation spéciale qui invite à un grand voyage interstellaire. Avec notamment en prime-time un documentaire qui met en relation les travaux d’Einstein et Hawking et un documentaire inédit décryptant les menaces des astéroïdes auxquelles notre planète peut être confrontée et les efforts des agences spatiales pour mieux les détecter afin d’éviter des impacts dévastateurs.

Au programme sur ARTE, samedi 6 août 2022 et sur arte.tv :
12h05, 12h55, 13h50, 14h45 :  La magie du cosmos
15h40 et 16h35 : Mystérieux trous noirs (1&2)
20h50 et 21h45 : Einstein-Hawking, l’Univers dévoilé (1&2)
22h35 : Inédit Alerte aux astéroïdes
23h40 : Mission astéroïde
Retrouvez toute la programmation ainsi que de nombreux contenus exclusifs sur arte.tv/nuitsdesetoiles

« À la belle étoile », entre fiction et astronomie

Les nuits des étoiles se préparent aussi à la radio !

France Culture lance sa première collection “savoirs” dédiée à la jeunesse : « Les mondes de Chloé » qui est à découvrir en famille, dès 8 ans. La première saison « À la belle étoile », entre fiction et astronomie, est un voyage initiatique en 12 nuits, consacré à l’espace et aux constellations.

Pour écouter ou télécharger les podcast, c’est LA.

Et pour la bande-annonce, c’est ICI.

 

Bonne écoute !