Journées portes ouvertes des ateliers d’artistes

En ces temps de presque retour de la culture nous avons décidé de relayer la présentation du dispositif « journées portes ouvertes des ateliers d’artistes » faite sur le site de Cauvaldor, initiateur de ce projet avec la région Occitanie.

Les artistes de notre territoire « empêchés » par la pandémie ont eu le plus grand mal à montrer et diffuser leurs créations. Ce dispositif qui tend à mettre en évidence la relation entre l’artiste et son atelier d’un point de vue pratique et matériel aussi bien que conceptuel renvoie également au rôle social que pouvait avoir cet atelier jusque dans les années 1970. Les ateliers Lurçat en sont un bon exemple.

L’artiste créateur y exposait son travail pour ses amis artistes mais également pour ses futurs acquéreurs et le lieu même de l’atelier devenait comme un élément éclairant la vie mais aussi le propos du créateur. On ne peut dénier un certain regain d’intérêt pour ces visites d’atelier en présence de l’artiste parce que le public est parfois perdu dans les abîmes de la création contemporaine et le lieu « atelier » est alors vécu comme la possible clé d’entrée dans l’univers de l’artiste ou bien comme quelque chose le rapprochant ou le rattachant à la réalité de son public…

La Communauté de communes Causses et Vallée de la Dordogne, en lien avec la Région Occitanie, a le plaisir de vous informer que la quatrième édition des « Journées portes ouvertes des ateliers d’artistes » aura lieu les samedi 09 et dimanche 10 octobre 2021 de 10h à 18h sur le territoire de Cauvaldor. Ces deux journées sont l’occasion pour vous, artistes de CAUVALDOR, de présenter votre travail, de vous faire davantage connaitre des habitants du territoire et des alentours mais également de vendre des œuvres. Comme pour les éditions précédentes, une brochure récapitulative des ateliers ouverts et une affiche seront réalisées afin de promouvoir cet évènement. Les artistes participant à ce week-end devront impérativement ouvrir leur atelier sur les deux jours et de 10h à 18h. Pour une meilleure communication, il n’est pas possible de participer à la manifestation pour une seule journée. Dans un souci de cohérence, cet événement est réservé aux artistes installés sur Cauvaldor. Une nouveauté est proposée pour cette édition : la possibilité d’être rémunéré dans le cadre d’une action d’Éducation Artistique et Culturelle (EAC) le vendredi 08 et/ou le lundi 11 octobre 2021. 

Inscriptions ici AVANT LE 10 MAI : https://forms.gle/6PuEdWph9yG8zP5YA

Pour apparaitre dans le flyer estival : En vous inscrivant sur le lien ci-dessus, vous pourrez également apparaitre sur un nouveau support de communication, un flyer estival recensant les ateliers d’artistes ouverts en juillet et août 2021. Un programme imprimé par Cauvaldor, gracieusement dans les offices de tourisme du territoire et autres lieux de passage.

Pour illustrer notre propos nous vous invitons à cliquer sur ce lien pour vous rendre dans l’atelier de Gustave Courbet, maître en la matière.

Lot amplifié 2021

En ces temps de pandémie et de confinement qui ne dit pas son nom, les musiciens ont des difficultés à se faire entendre et voir, c’est pourquoi nous avons décidé de relayer cette information de l’ADDA du Lot.

Plus d’infos ci-dessous, attention c’est urgent !

Le tremplin « Lot Amplifié » devient un dispositif axé sur l’accompagnement à destination des groupes de musiques actuelles lotois.

Tu fais de la musique ? Tu souhaites faire évoluer ton projet ? Inscris-toi !

Inscriptions ouvertes jusqu’au 11 avril 2021 en ligne.

Renseignements : Mariam Sarr / Lot arts vivants / 05 65 20 60 31 /mariam.sarr@lot-artsvivants.fr

Un dispositif porté par Lot Arts Vivants, en partenariat avec Les Docks – scène de musiques actuelles.

Pour vous inscrire et trouver d’autres infos :

https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLScBTJ1PY9DUxOnaezTbadS1ACy-gbsK3bhElGm1DsBOq4W_CA/viewform

 

Un documentaire à voir

« Sur le front des forêts françaises »

Le nouveau documentaire de la série « Sur le front » d’Hugo Clément (52 min)

Le concept de cette série est à la croisée du film de découverte, du documentaire nature et écologie et du grand reportage d’investigation. « Sur le front », ce sont des images de qualité cinématographique comme ces images aériennes au dessus de l’action en train de se dérouler, des témoignages face caméra, droit dans les yeux. Le but: dénoncer des scandales environnementaux, des projets industriels destructeurs inconnus du grand public et surtout montrer que l’engagement et la mobilisation des citoyens portent leurs fruits en faisant fléchir les gouvernements, les pollueurs ou les braconniers tandis que les dernières découvertes scientifiques nous permettent de garder espoir.

A propos de son documentaire « Sur le front des forêts » Hugo Clément nous confie : « J’ai toujours trouvé que les forêts étaient le meilleur endroit pour se ressourcer. J’étais loin d’imaginer que les forêts françaises se trouvaient dans un état aussi préoccupant. Ce qui m’a le plus choqué pendant le tournage, ce sont les coupes rases. Cette pratique consiste à couper entièrement un coin de forêt avec des abatteuses industrielles, aussi impressionnantes que dévastatrices. Là où elles passent, tout est récuré, il ne reste plus rien et tout le sol est totalement retourné. » Le réalisateur nous emmène sur le terrain de l’action de ces hommes et ces femmes qui mènent un combat contre le développement non maîtrisé du « bois énergie » et consacrent leur vie à protéger les écosystèmes.

Un documentaire qui fait écho à notre dossier sur le bois énergie !

 

Visionnable en replay ici sur le site de France.tv  jusqu’au 20 mai 2021

Le cinéma à domicile, suite

 

Du 24 au 30 mars, et comme chaque année, c’est « La Fête du Court Métrage ».

Tout comme l’an passé, la programmation est intégralement disponible en ligne et c’est gratuit : il suffit de s’inscrire sur la plateforme dédiée.

Des projections en espace extérieur sont aussi prévues, notamment à Tulle, les détails sont sur le site.

L’ensemble se compose d’environ 150 courts-métrages (de 5 à 30 minutes chacun), il y en a pour tous les goûts et pour tous les âges. La plateforme vous propose même des packages thématiques (les incontournables, jeune public, etc.) pour vous aider à choisir si besoin était.

Vous regardez à votre rythme, mais jusqu’à mardi soir seulement !

Voici quelques unes de nos suggestions (parmi celles que nous avons visionnées) : Omnibus, Le Mozart des pickpockets, Father & Daughter, Ordalie, Shéhérazade et le délice casher, Expire, La Parcelle.

Les séances de cinéma reprennent, mais à domicile

Le cinéma REX de Brive nous informe de la reprise de sa programmation, sous forme distancielle, en partenariat avec la plateforme numérique « La vingt-Cinquième-Heure ».

Mise en place en mars 2020 lors du premier confinement, la salle de cinéma virtuelle La Vingt-Cinquième Heure est un service d’e-cinéma géolocalisé. Le principe est simple : il suffit de réserver votre billet (5€) pour la séance de votre choix et de profiter de votre film à domicile en vous connectant sur la plateforme : https://sallevirtuelle.25eheure.com/cinema/403.

Pour cette semaine du 17 au 23 mars, la programmation comprend « The Last Hill Billy », « Les choses qu’on dit, les choses qu’on fait », et « Eva en août ».

Pour en profiter, il faut être localisé à moins de 50 km de la salle de cinéma, il faut donc activer le service de géolocalisation sur votre ordinateur ou tablette.

Bonnes séances !

 

La série qui cartonne

Le formidable succès de la série En Thérapie repose sur son concept, la prouesse de son scénario et son casting de choc. Le concept créé par la série israélienne Betipul est à la fois simple et étonnamment efficace : plonger le spectateur dans l’intimité des séances entre un psy et cinq de ses patients au fil des semaines. La puissance de l’adaptation française tient aussi au fait qu’elle situe ces séances de divan au lendemain des attentats du 13 novembre 2015 permettant un jeu de miroir entre ces drames individuels et une société française meurtrie et déboussolée. Sans oublier que les deux réalisateurs, ne sont autres qu’Eric Tolédano et Olivier Nakache, déjà très remarqués avec les films Intouchables et Hors Normes pour ne citer que ceux-là.

Les patients : une chirurgienne, un policier de la BRI, une adolescente perturbée et un couple insupportable, tous traversent une crise existentielle, plus ou moins directement touchés par les attentats. Ces personnages comme celui du psy sont servis par d’excellents acteurs : Frédéric Pierrot (le psy), Mélanie Thierry, Reda Kateb, Clémence Poésy, Pio Marmaï (ses patients)… Le tour de force du scénario est de réussir à ne pas lâcher une seconde le spectateur happé par ce concentré de vie dans un face à face patient/thérapeute entre tension et lâcher prise. Le suspens est entretenu par la succession des séances de semaine en semaine au fil desquelles les résistances cèdent peu à peu et les secrets de famille se dévoilent.

Cette série de 35 épisodes de 26 minutes fait aussi écho à la situation que nous vivons depuis le début de la pandémie. C’est ce que nous rappelle la psychologue clinicienne Alison Novais : «Si les événements n’ont rien de comparables, la période post-attentats et la pandémie que nous traversons ont en commun de remettre en questions nos fondements, nos liens et nos habitudes, de générer un traumatisme dans l’ensemble de la société.»

Les 35 épisodes de la série sont visionnables ici sur le site d’Arte ou téléchargeables via un logiciel adapté comme Captvty.

 

Idée de lecture (février)

L’Anomalie de Hervé Le Tellier

L'Anomalie

Prix Goncourt 2020

« Il est une chose admirable qui surpasse toujours la connaissance, l’intelligence, et même le génie, c’est l’incompréhension. » En juin 2021, un événement insensé bouleverse les vies de centaines d’hommes et de femmes, tous passagers d’un vol Paris-New York. Parmi eux : Blake, père de famille respectable et néanmoins tueur à gages ; Slimboy, pop star nigériane, las de vivre dans le mensonge ; Joanna, redoutable avocate rattrapée par ses failles ; ou encore Victor Miesel, écrivain confidentiel soudain devenu culte. Tous croyaient avoir une vie secrète. Nul n’imaginait à quel point c’était vrai. Roman virtuose où la logique rencontre le magique, L’anomalie explore cette part de nous-mêmes qui nous échappe.

Notre avis : Une dystopie étonnante (et disons le extravagante) qui nous permet de nous interroger sur qui nous sommes vraiment et de nous voir comme « de l’extérieur » à travers les récits de plusieurs personnages représentatifs de la diversité des êtres humains. Vivre ensemble les uns avec les autres, ce n’est pas toujours facile, mais étudier le vivre ensemble avec soi-même, il fallait oser, et Hervé Le Tellier l’a fait !

Ce roman « est devenu le deuxième prix Goncourt le plus vendu de l’histoire (…) avec quelque 633.000 exemplaires depuis sa sortie en août » nous apprend France info ce jour.

Deux nouvelles chaînes télé !

Pour pallier (un peu) à la fermeture des établissements culturels, France Télévisions, avec l’aide du ministère de la Culture et du CSA, vient de lancer une chaîne dédiée à la culture : Culture Box. Elle est disponible sur le canal 19 de la TNT (en lieu et place de la chaîne France Ô fermée le 31 août dernier) et sur la plateforme France.tv, en accès direct et gratuit.

Pour les clients de la TV d’Orange, la chaîne Museum TV, dédiée à l’art, est disponible sans surcoût. Les programmes de cette chaîne sont à voir sur le canal 113 de la TV d’Orange.

Les arts circassiens

Dans le domaine du cirque, Arte.tv ne fait pas dans la demi-mesure et nous propose des spectacles étonnants.

Ne manquez pas l’étonnante (et risquée) performance de Chloé Moglia (8 minutes).

Et pour les amateurs d’insolite, nous vous recommandons les prestations déjantées des troupes du Cirque Exalté (5 minutes) et du Cirque Aïtal (7 minutes).

Un documentaire à ne pas manquer

George Orwell, Aldous Huxley : « 1984 » ou « Le meilleur des mondes » ? des réalisateurs Philippe Calderon et Caroline Benarrosh

Romans cultes d’anticipation, « 1984 » d’Orwell et « Le meilleur des mondes » de Huxley mettent en scène le contrôle des masses par le totalitarisme et par l’abondance. À l’heure de leur retour en librairie dans une nouvelle traduction, le film confronte ces deux visions en miroir de nos sociétés démocratiques à l’ère de la surveillance généralisée, des fake news et des bébés sur mesure.

« Le meilleur des mondes » d’Aldous Huxley et « 1984 » de George Orwell sont parus respectivement en 1932 et 1949. Écrits par deux Anglais qui se croisent en 1917 au chic collège d’Eton − le premier, professeur dandy, y enseignait le français au second, Eric Blair de son vrai nom, boursier égaré dans l’institution −, ces livres mettent en scène des dystopies également cauchemardesques mais foncièrement divergentes. Quand « Le meilleur des mondes » annonce une aliénation consentie au travers d’une civilisation hédoniste, consumériste et eugéniste dans une Londres futuriste, 1984 dénonce la surveillance systématisée d’un régime totalitaire, sous l’œil terrifiant − et faussement rassurant − de « Big Brother ».

Si George Orwell a lu avec passion le roman de son aîné, l’ancien combattant du POUM (Parti Ouvrier d’Unification Marxiste) en Catalogne pendant la guerre d’Espagne a été marqué par la violence et la propagande des fascismes en Europe comme du stalinisme en URSS. Issu d’une famille nantie de scientifiques et frère d’un biologiste eugéniste, Huxley, à son tour, jugera le livre d’Orwell « profondément important« , mais ne partagera pas sa vision de l’avenir, qui ne peut, selon lui, se réduire à « une botte dans un visage« . L’un redoute une dictature scientiste qui, en s’appuyant sur les biotechnologies, asservirait des individus programmés, quand l’autre imagine un État bureaucratique et répressif qui confisquerait la liberté de penser et la mémoire. Huxley peint une civilisation de loisirs gouvernée par les technosciences. Il s’interroge sur la place de l’individu dans un monde qui court vers la production, la consommation de masse et l’asservissement par le confort. Orwell, lui, voit une société cauchemardesque de citoyens travailleurs, placés sous l’œil et la botte de « Big Brother ».

En confrontant les versions du « monde d’après » d’Aldous Huxley et de George Orwell, comme les itinéraires respectifs des deux écrivains, ce documentaire montre combien leurs œuvres visionnaires, qui ont en commun la manipulation du langage et la falsification de l’histoire, rencontrent les enjeux glaçants du monde contemporain, sorte de monstre hybride à la croisée de leurs romans. Éclairée par les analyses de critiques, d’écrivains (Boualem Sansal) et de philosophes (Cynthia Fleury), comme de l’émouvant témoignage du fils adoptif de George Orwell, Richard Blair, c’est une relecture opportune, au temps de la surconsommation, des caméras à reconnaissance faciale, des réseaux sociaux ou encore des éructations de Donald Trump qui martèle : « Ce que vous voyez et lisez n’est pas la vérité.« 

Notre avis :

L’originalité de ce documentaire réside dans le choix de nous faire suivre les trajectoires croisées de ces deux visionnaires pour éclairer notre présent. Tout en montrant en quoi leur vision du monde et de la littérature les sépare, le film débouche sur l’évidence que si les deux auteurs avaient écrit une œuvre à quatre mains, ils nous auraient livré une évocation saisissante de notre monde d’aujourd’hui. La force du documentaire est de questionner avec rigueur les conséquences d’éléments de fiction précis devenus réalité. En pointant du doigt les manipulations politiques, sociales et linguistiques qui sont à l’œuvre dans nos sociétés, il s’interroge sur la question de savoir lequel des deux écrivains avait vu au plus juste. Ainsi, les réalisateurs se penchent sur les mensonges trumpiens (plutôt Orwell) car en littérature comme sur les réseaux sociaux actuels, la falsification et la perversion du langage sont d’une puissance inouïe. « L’ignorance, c’est la force… La guerre, c’est la paix », lit-on dans 1984 à travers son « ministère de la vérité ». Ils nous confrontent ensuite à des questions éthiques fondamentales en nous introduisant dans un laboratoire américain qui pratique la sélection génétique à des fins commerciales (plutôt Huxley) avant de nous projeter dans une Chine ultra surveillée où le système du crédit social donne l’illusion d’un « meilleur des mondes orwellien »Ces mondes résonnent étrangement avec les propos d’Edgar Morin « On a tous les moyens de créer un totalitarisme de surveillance » dans une interview qui sera publiée la semaine prochaine sur notre site.

Le documentaire est visionnable sur : https://www.quartierlibre.tv/quartierlibre/george-orwell-aldous-huxley-1984-ou-le-meilleur-des-mondes/

La VOD peut être louée ou achetée sur : https://boutique.arte.tv/detail/orwell_huxley_1984_ou_le_meilleur_des_mondes