Le conseil municipal du 6 décembre 2021

Vous trouverez ci-dessous notre compte-rendu du dernier conseil qui s’est tenu dans la salle du conseil le 6 décembre 2021. Ce texte va, nous l’espérons, vous apporter quelques informations complémentaires sur le contenu des débats car nous ne pouvons que regretter la brièveté du procès verbal publié sur le site de la commune. En effet, il y manque notamment les éléments qui ont été soulevés en questions diverses (point 7 de l’ordre du jour) et qui ont fait l’objet de plusieurs communications des élus, communications en relation directe avec le quotidien des gignacois.

Public présent : deux représentants de Gignac ensemble !

Premier point à noter et que nous répétons de façon récurrente depuis plusieurs mois, nous n’étions que deux pour entendre et voir ce que nos élus avaient préparé. Certes, et en étant optimiste, on peut penser que l’absence du public est due à la totale confiance qu’ont les gignacois dans l’action de l’équipe communale ou bien que là aussi la pandémie est un frein majeur. Ceci étant, nous considérons toujours le conseil municipal comme un moment important de la démocratie locale.

Notre maire absente

Notre maire étant absente pour raisons de santé, c’est François Moinet, notre 1er maire adjoint qui a mené les débats. Pourquoi cette précision ? Parce qu’à la lecture du PV, nous lisons que contrairement à d’autres conseillers absents (seulement 9 conseillers présents au début de la séance), Madame la Maire ne s’est pas fait représentée par l’un des conseillers présents…

Des informations complémentaires

Délibération n°2 : Demande de subvention au titre de la DETR 2022 (Dotation d’Equipement des Territoires Ruraux)

Nous ne reviendrons pas sur l’urgence pointée par l’équipe municipale de continuer à sécuriser les cheminements piétons dans le bourg, par contre nous nous interrogeons sur le plan de financement de cette opération et sur les aménagements envisagés.

Cette année la commune demandera une subvention de la DETR à hauteur de 30% alors que l’année dernière, pour la rénovation du bâtiment de l’ancienne mairie, la subvention souhaitée était de 50%. Nous ne comprenons pas ce différentiel d’une année sur l’autre, d’autant que le reste à prendre en charge sera pour la commune assez important : près de 60 000 euros hors taxes.

Quant aux aménagements prévus, nous ne savons pas, au moment de la rédaction de cet article, de quel ordre ils seront, tout en espérant ne pas voir d’autres poteaux rouges pousser sur le bord des routes. Il existe sans doute d’autres moyens pouvant être mis en œuvre dans le cadre d’une sécurisation efficace ?

En ce qui concerne les délibérations n°3 et 4 : nous avons eu quelques difficultés (comme certains conseillers qui ont demandé des précisions) à suivre l’exposé de François Moinet.

Voilà ce que nous en avons compris :

  • Augmentation des frais de scolarité demandés à la commune d’Estivals pour la scolarisation des élèves de cette commune à l’école de Gignac, soit +87€ pour un élève de maternelle et +293€ pour un élève d’élémentaire. Les frais deviennent donc identiques pour un élève de la maternelle et un élève de l’élémentaire. Cela nous semble logique dans la mesure où les enfants sont accueillis dans les mêmes locaux pour les mêmes prestations. Par contre nous n’avons pas d’explications sur les raisons de ces augmentations, quoique…
  • Depuis la rentrée 2021, le conseil régional d’Occitanie ayant constaté que des élèves corréziens du RPI empruntaient les transports scolaires de notre région, il a demandé à la commune d’Estivals le remboursement du ramassage sur son territoire. Estivals ne voulant pas prendre en charge ces frais de transport, la région s’est tournée ensuite vers les familles de ces élèves pour leur réclamer les frais de transport. Résultat, Gignac va payer cette participation d’où une opération blanche : d’un côté une augmentation des frais de scolarité de 190 euros par enfant (en moyenne entre maternelle et élémentaire) pour Estivals, et Gignac va payer 195 euros de transport scolaire par enfant d’Estivals scolarisé !

Délibération n°6 : Décision modificative – Vote de crédits supplémentaires au budget principal sur le programme 119 « Gros travaux divers »

Nous ne pouvons que noter cette décision modificative sans pour autant en connaître les raisons. Loin de nous de contester la nécessité d’une telle décision mais nous aurions au moins apprécié quelques éclaircissements.

Questions diverses

  • Le prochain Gignac Info paraîtra en janvier 2022

Rappel : le précédent numéro a été publié en mars 2021. A ce jour nous n’avons toujours pas reçu de courrier de la municipalité nous demandant la rédaction d’un article relatif à la vie de notre association.

  • Les nouveaux pylônes supportant les relais téléphoniques

Un quart d’heure de discussion à ce sujet qui semble important notamment en terme de pollution lumineuse, résolue depuis. Cependant ces pylônes correspondent bien aux demandes prioritaires de la commune, à savoir que le bourg ne soit plus une zone blanche. En revanche, des gignacois nous ont également fait savoir que ce pylône n’héberge toujours pas certains opérateurs comme Free.

Il est également noté que la réalité des communications téléphoniques dans plusieurs hameaux de notre territoire est bien loin d’être en adéquation avec les réalités techniques décrites par les opérateurs. Vivement la fibre partout !

  • Le PLUiH

Le Plan Local d’Urbanisme intercommunal et Habitat (PLUiH) est l’expression du projet de territoire en termes d’aménagement. Il devait remplacer les PLU communaux à l’horizon 2022. Mais celui-ci est très en retard (un an) du fait de la décision de Cauvaldor de cesser tout travail (inopérant) avec les cabinets initialement choisis et de le faire en interne.  Rappel des contraintes de celui-ci dans le cadre de la Loi Climat : limiter l’artificialisation des sols, privilégier des nouvelles constructions en périphérie des bourgs… Donc pour l’instant, c’est toujours le PLU de Gignac qui s’applique sur la commune et plusieurs demandes de modifications relatives à celui-ci ont été transmises à l’intercommunalité.

Il est également à noter une forte pression sur le foncier à bâtir en relation directe avec le développement du Bassin de Brive.

  • Cœur de village

La municipalité qui a fait de ce dossier un des axes majeurs du développement de la commune persiste et va donc renseigner le dossier ad hoc en s’appuyant sur le guide pratique écrit pour l’occasion par les services de Cauvaldor ; voir la fin de l’article de la Dépêche : https://www.ladepeche.fr/2021/10/02/enfance-et-patrimoine-sujets-du-conseil-communautaire-9826395.php

Nous reviendrons prochainement sur cet important dossier quand nous aurons pu prendre connaissance du contenu de ce guide pratique. Nous savons d’ores et déjà que ces opérations Cœur de Village doivent inclure la population et attendons de voir sous quelle forme notre municipalité compte le faire.

  •  L’école

Le projet de labellisation Ecocert pour la restauration scolaire est en avance sur le calendrier initial et celle-ci devrait passer directement au 2ème niveau d’éco-certification. Pour aller plus loin et bien comprendre l’intérêt de ce label vous pouvez vous rendre ici : https://www.ecocert.com/fr-FR/certification/referentiel-en-cuisine

P.J. : PV officiel de ce conseil

Et maintenant la Primaire populaire !

Il y a maintenant quelques semaines nous vous donnions à suivre la primaire écologique à laquelle nous avons participé non pas dans un souci partisan mais dans l’idée de se saisir de cet espace démocratique pour exercer notre rôle de citoyen responsable et concerné par la campagne pour l’élection présidentielle. Et voici qu’apparaît une nouvelle primaire, la Primaire populaire avec comme objectif : désigner un candidat unique à gauche.

Déjà en 2017, Thomas Piketty, dans une tribune se disait en faveur d’une primaire « des gauches et de l’écologie »: « D’abord parce qu’elle correspond à un profond besoin de renouvellement et de démocratie qui s’exprime en France« . Tous les arguments de l’économiste sont encore d’actualité aujourd’hui et l’article en entier est consultable ICI.

De même, nous aurions participé à une primaire ouverte de désignation du candidat du parti « Les Républicains ». Mais ce ne sera pas le cas car celle-ci est réservée aux seuls membres de ce parti.

Les primaires sont une alternative pour faire vivre notre aspiration à participer en amont à l’élection d’un nouveau président, notre envie d’être enfin acteur de ce choix autrement qu’en mettant simplement un bulletin dans une enveloppe le jour du vote.

Quel est l’objet de cette Primaire populaire ?

Pour faire court le mieux est de s’en remettre à l’article Wikipédia qui la présente :

« La primaire populaire est une élection primaire française initiée par des militants indépendants pour désigner un candidat commun de gauche à l’élection présidentielle de 2022. »

Pour plus de détails il suffit de se rendre sur le site même de la primaire ICI, car la définition ci-dessus est un peu courte dans le sens où au-delà de la gauche il est question de choisir la personnalité la plus à même de porter les valeurs écologiques, démocratiques et sociales et de se rassembler autour d’elle pour l’élection présidentielle de 2022.

Le vote se fera en un tour majoritaire à la mi-janvier.

Ensuite les personnalités (nombreuses et à retrouver sur le site de la primaire) s’engagent à faire campagne pour la personnalité choisie et son programme intégrant le Socle Commun. C’est-à-dire ce qui est à la base même de ce contrat électoral.

Mais les choses s’accélèrent pour la Primaire populaire.

Mercredi dernier, Arnaud Montebourg annonçait offrir sa candidature au rassemblement. Dans la même journée, Anne Hidalgo annonçait avoir changé d’avis, et souhaitait finalement participer au vote de la Primaire populaire.

Ces annonces montrent que la pression citoyenne fonctionne !

Et maintenant voici Christiane Tobira :

Elle avait pourtant affirmé en septembre au micro de France Inter qu’elle ne voulait pas « venir contribuer à l’éparpillement » de la gauche en se présentant elle aussi. Huit personnes sont actuellement candidates du côté de la gauche ou de l’écologie politique : Nathalie Arthaud (Lutte ouvrière), Anne Hidalgo (Parti socialiste), Yannick Jadot (Europe Écologie – Les Verts), Anasse Kazib (Révolution permanente), Jean-Luc Mélenchon (La France insoumise), Arnaud Montebourg (ex-Parti socialiste), Philippe Poutou (Nouveau parti anticapitaliste) et Fabien Roussel (Parti communiste).

Elle justifie sa possible candidature comme un recours justement au possible éparpillement des votes de gauche. Elle a conclu son annonce ainsi : « Je vous donne rendez-vous à la mi-janvier.  » C’est à cette date que la Primaire populaire a prévu d’annoncer ses candidats. La vidéo de Christiane Taubira laisse donc entendre qu’elle souhaite participer à cette désignation.

A ce jour, 280 000 personnes se sont inscrites pour participer à cette primaire et partout en France des rassemblements sont prévus pour demander une candidature unique.

Ainsi un rassemblement populaire est prévu à Périgueux, mardi 21 décembre à 18.

La Primaire populaire se constitue en Dordogne – 1er rassemblement ce mardi 21 décembre à 18h pour ceux et celles qui seraient disponibles pour se connaître, se reconnaître, échanger et voir comment on peut soutenir ce dispositif jusqu’aux élections puis peut être installer ce mouvement populaire dans la durée pour accompagner l’union au delà des élections.

Au programme : Présentation de la Primaire Populaire et questions/réponses, suivie d’un temps d’échange permettant de planifier les prochaines actions de l’équipe locale !

La LGV Bordeaux-Toulouse et le département du Lot, dernier acte !

Le Département du Lot prêt à payer 29 millions d’euros pour la LGV Bordeaux-Toulouse, un seul élu contre !

Et que devient la ligne POLT (Paris, Orléans, Limoges, Toulouse) ?

Dans un article écrit par Jean-Claude Bonnemère et publié le 15 Décembre, Actu Lot (version web de La Vie Quercynoise) présente et explique les décisions du conseil départemental du Lot qui a, lundi 13 décembre 2021, validé le principe de la participation du Lot au financement de la future ligne de TGV Bordeaux-Toulouse.

Cet article très précis revient sur le long débat qui a agité les tribunes de l’assemblée départementale sur le vote pour ce projet de financement à 27 voix pour, 1 contre : celle de Francesco Testa tandis que six autres élus se sont abstenus : Alfred Mathieu Terlizzi, Gaëligue Jos, Véronique Arnaudet, Régis Villepontoux, Jean-Pierre Jammes et Dominique Bizat.

Il y a quelques semaines, nous vous avions déjà donné à lire les différents points de vue sur ce dossier à savoir ceux de Serge Rigal, le président du conseil départemental et de F. Testa, conseiller départemental. Vous retrouverez leurs dires quant à ce dossier dans l’article d’Actu Lot, dossier qui va impacter les finances du département sur une période assez longue.

La question que nous nous posons depuis le début de ce débat et qui reste encore pour l’instant sans réelle réponse est bien de savoir quel sera le bénéfice des lotois dans ce dossier. Et à la lecture de cet article, une autre interrogation se pose: ce bénéfice sera-t-il le même selon qu’on habite près de Cahors ou dans le Nord du département ?

Pour accéder à l’article cliquer ICI

Témoignage : une jeune gignacoise engagée auprès des exilés

Une centaine de tentes dans un tunnel sous le périphérique parisien

Une interview réalisée par Gignac Ensemble

Qu’est-ce qui t’a amené à travailler aujourd’hui dans le domaine des droits humains ?

J’ai toujours été ouverte aux autres et curieuse de leur singularité que ce soit à travers mes pratiques artistiques ou mon engagement associatif. L’entraide, la solidarité sont naturelles pour moi, et avec l’âge et la maturité aider les autres est rapidement devenu un enjeu politique et un combat militant. En parallèle, mon parcours universitaire s’est orienté vers les sciences sociales, les sciences politiques puis vers le droit international et plus spécifiquement la question des droits humains. Ce qui fait que professionnellement je me dirige vers le domaine humanitaire. Mon engagement en tant que volontaire dans une ONG en Afrique du Sud a également été décisif.

Est-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur cette expérience ?

J’ai vécu un mois dans un petit village sur la côte est sud-africaine au sein d’une communauté zoulou pour apporter mon aide à une petite ONG locale. Le but de celle-ci est de fournir des ressources indispensables à l’émancipation des jeunes de cette communauté vivant sous le seuil international de pauvreté, dans un pays où les inégalités sont criantes et les conflits interraciaux encore très présents. Cette aide sur le plan sanitaire et éducatif permet à ces jeunes d’entrevoir de meilleures perspectives d’avenir. Travailler là-bas nécessite bien sûr de se défaire de sa vision européanocentrée et d’agir dans le non-jugement. J’ai été obligée de m’adapter rapidement pour m’approprier un mode de vie et de pensée complètement nouveau pour moi. De ce point de vue, cette expérience a été très formatrice et j’ai tissé des liens forts avec les membres de la communauté.

As-tu retrouvé des points communs entre cette expérience et ce que tu fais actuellement ?

Absolument. Actuellement, je suis coresponsable du pôle « Hébergement solidaire » de l’association Utopia 56 à l’antenne de Paris. Celle-ci a pour but d’apporter une aide aux personnes exilées que ce soit sous forme de maraudes d’informations et de distributions pour les hommes seuls, ou sous forme de suivi et d’orientation vers d’autres associations et de solutions d’hébergement d’urgence pour les familles et les mineur.e.s. C’est une association qui prend en charge les personnes exilées de manière inconditionnelle c’est-à-dire quelque soit leur pays d’origine, leur parcours ou encore leur statut administratif. En cela, elle prône le respect de la dignité humaine, ce qui rejoint totalement les valeurs de l’ONG sud-africaine.

Peux-tu nous décrire ton travail au sein de cette association ?

La spécificité d’Utopia 56 dans le paysage associatif est de faire de l’intervention d’urgence en matière d’hébergement. En tant que chargée du pôle « Hébergement solidaire » ma mission principale est de gérer le réseau d’hébergeurs de l’association composé principalement de particuliers résidant à Paris et en Ile-de-France et de partenariats type paroisse. Effectivement, l’association organise des missions de mises à l’abri quotidiennes : chaque soir, des bénévoles sont sur le terrain pour recenser les familles s’enregistrant auprès de l’association et dans le même temps une personne dite d’astreinte tente de trouver des solutions d’hébergement d’urgence pour ces familles, le temps d’une nuit ou deux.

Qu’est-ce qui le plus difficile pour toi dans cette mission ?

Ces missions de mise à l’abri ne sont jamais simples. Il peut arriver que la personne d’astreinte trouve des solutions d’hébergement pour l’intégralité des familles présentes le soir même mais c’est rare. Alors, il faut accompagner les personnes pour qui nous n’avons pas trouvé d’hébergement dans un endroit choisi où nous montons un campement pour la nuit. Ce n’est pas évident de se contenter de donner des tentes et des couvertures à ces familles, parfois composées d’enfants, de bébés, surtout à cette saison. Les conditions hivernales accentuent encore leur situation de survie. Face à l’inaction de l’Etat qui ne bouge pas d’un pouce pour loger ces personnes, ne serait-ce qu’en mettant à leur disposition un gymnase par exemple, on éprouve un sentiment de révolte.

Est-ce que mettre l’Etat en face de ses responsabilités fait aussi partie de vos missions ?

Bien sûr. L’association n’a absolument pas pour but de se substituer à l’Etat, de jouer son rôle même si elle pallie son inaction. Elle veut aussi l’obliger à respecter ses engagements pris lorsque la France a par exemple ratifié en 1980 le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels (le PIDESC) l’impliquant à mettre en place des mesures pour faire respecter nos droits fondamentaux tels que le droit à un logement adéquat. D’ailleurs, lorsque trop de familles se présentent à nous et que nous n’avons plus les moyens de les loger, nous déclenchons une action afin de pousser les pouvoirs publics à les prendre en charge. Depuis l’occupation de la Place de la République à Paris le 23 novembre 2020, l’association a été contrainte d’organiser 11 actions (soutenues par le Collectif Réquisitions) afin de restituer à ces personnes la dignité qui est la leur, ce qui représente 14 manifestations au total depuis l’existence de l’association.

Quels sont les moyens dont dispose l’association ?

Sachant qu’Utopia 56 dénonce l’inaction de l’Etat et sa violation des droits fondamentaux des exilés, elle tient à garder sa liberté de parole et d’action. Elle refuse donc toute subvention venant de lui. L’association est financée uniquement par des dons de particuliers et d’entreprises. Elle est composée de moins de 5 salariés à l’échelle nationale et sans ses nombreux bénévoles cette belle initiative ne pourrait pas fonctionner.

Comment peut-on faire pour aider cette association ?

Pour les personnes qui résident près des différentes antennes (Paris, Calais, Grande-Synthe, Lille, Rennes, Tours, Toulouse), l’association est très preneuse de divers dons matériels comme des vêtements, sacs, chaussures, couvertures et linge de maison, matériel scolaire, vélos, tentes, etc. Mais tout don d’argent nous est aussi précieux et une collecte de dons de fin d’année « Une tente pour toit » est en cours. Elle permet d’améliorer les conditions de survie des exilés forcés à dormir dans la rue.

Pour en savoir plus sur UTOPIA 56 cliquez ICI

Pour soutenir UTOPIA 56 cliquez ICI

Nouvelles de la méthanisation

Comme chaque mois, nous relayons la lettre mensuelle du Collectif Citoyens Lotois, membre du CNVMch

En cliquant ICI vous découvrirez cette lettre qui revient sur l’accident du méthaniseur de Châteaulin, qui évoque une « mystérieuse  » livraison dans le Ségala et parle des deux méthaniseurs qui passent devant le juge dans le Cantal et d’un syndicat des eaux alsacien s’opposant à la méthanisation.

Nous vous transmettons également ICI l’invitation à l’assemblée générale de l’association AmiE (Alerte méthanisation industrielle et Environnement) qui se déroulera à Martel le vendredi 17 décembre.

Nos comptes-rendus des conseils municipaux d’octobre et de novembre

Jusqu’à présent nous avions toujours rédigé un compte rendu écrit et objectif après chaque conseil municipal, vous donnant ainsi des compléments d’informations, notamment en ce qui concerne le dernier point de chaque ordre du jour, c’est-à-dire la partie « questions diverses » car c’est ce qui se révèle régulièrement le plus intéressant et qui est le moins traité dans les PV municipaux.

Néanmoins nous nous sommes demandés si ce travail avait un quelconque intérêt relativement aux conseils du 2 octobre et du 8 novembre, en effet, le conseil du 2 octobre a été expédié en 35 minutes : une performance !

Et celui du 8 novembre devait surtout traiter du lotissement du Clou Del Pech. Ces deux conseils étaient également suivis de la 1ère réunion publique de l’équipe municipale où nous pensions apprendre d’autres choses que ce que nous avions entendus et lus sur ces conseils. Si vous nous avez bien suivis ce fut loin d’être le cas.

Néanmoins, après avoir relu nos notes, voici quelques précisions qui pourraient avoir leur importance dans les projets municipaux à venir.

Conseil municipal du 2 octobre

Point 1 et 2 : sauf mauvaise compréhension de notre part, il a été annoncé qu’un lot serait déjà vendu et un autre en phase d’être vendu.

Point 3 : bien que Madame la Maire nous annonce que le projet « cœur de village » fera l’objet de discussions et de propositions ouvertes aux gignacois quant à son contenu, l’affaire semble pour le moins déjà très engagée. En effet l’achat du terrain référencé section A n°1262 est acté de façon à permettre l’échange avec le terrain section A n°1496 en bas de la place de l’église pour y construire un parking ; coût de l’opération : à minima 23 000 € pour l’achat du terrain sans compter son aménagement.

Pour rappel, il nous semble que la place de l’église a déjà fait l’objet d’un aménagement « cœur de village » sous une précédente mandature et que plusieurs dizaines de milliers d’euros ont été dépensés pour rouvrir la ruelle le long de l’église, ruelle qui devait permettre aux habitants du bourg d’aller garer leur(s) véhicule(s) sur le parking de la salle des fêtes qui, du coup, se trouvait à seulement 100 m de cette place. Nous nous souvenons même que ceci fut officiellement demandé aux gignacois lors d’une réunion publique organisée par notre ancien maire, Eugène Labroue.

A priori cela fut sans suite quant on voit le nombre de voitures garées sur la place de l’église !

Point 5 : à force de fragmenter les opérations de travaux relatifs au bâtiment de l’ancienne mairie pour ne pas être dans l’obligation d’appliquer la procédure des marchés publics, l’équipe municipale nous a un peu perdus en route. En effet le conseil a validé un devis pour isolation du 1er étage alors que nous pensions que tous les devis avaient déjà été validés lors du dépôt du projet pour la demande de subvention dans le cadre du plan France Relance.

Quoi qu’il en soit, nous vous ferons prochainement un point complet à ce sujet.

Conseil municipal du 8 novembre

A été abordé pendant ce conseil le coût des travaux pour viabiliser les terrains du Clou Del Pech pour un montant global de 60 348 € HT.

Nous ne reviendrons pas sur le détail de ceux-ci que vous pouvez trouver dans le PV du conseil ; néanmoins il a été annoncé que cette opération générerait un certain gain pour la commune si les terrains se vendent aux prix annoncés.

Nous pouvons pourtant regretter que ces constructions ne soient pas raccordées au réseau d’assainissement de la station d’épuration communale comme ce fut déjà le cas lors de la vente des terrains le long du chemin menant au moulin…

Questions diverses :

  • 135 questionnaires relatifs au devenir de l’ancien multiple rural ont été renseignés par les gignacois. En premier lieu nous tenons à rappeler l’ancienne destination de ce commerce : celui d’un lieu où les habitants pouvaient faire leurs courses au quotidien, commerce qui fonctionnait aussi grâce au passage du camion magasin dans tous les hameaux de la commune. A priori ces questionnaires ont été dépouillés (par qui ?) et le compte-rendu sera fait dans le Gignac Info à venir.
  • Le projet de DETR 2022 devrait porter sur l’aménagement de la RD 15 et sur la réfection des trottoirs du bas du bourg.

 

Annexes :

PV de la réunion du CM du 2 octobre 2021

PV de la réunion du CM du 8 novembre 2021

Le Centre Social et Culturel du Rionet menacé ?

Le Rionet communique :

Ce jeudi 18 novembre s’est tenu à Cazillac le 1er Conseil d’Administration de l’Association Multi-Rencontres du Rionet, faisant suite à l’Assemblée Générale d’octobre dernier.

Une équipe qui s’est enrichie de 4 nouveaux administrateurs tous habitants du territoire. Cependant, l’heure n’était pas à la fête, et les mines étaient plutôt graves. En effet après un tour de table visant à faire la connaissance de l’équipe, la présidente a tenu à informer les 16 membres de la situation financière : si le résultat de l’année 2020 a été tout juste équilibré, notamment grâce aux aides de l’Etat pendant les périodes de chômage partiel, il n’en sera pas de même pour l’année 2021, avec un important déficit à craindre (entre 30000 et 40000€). Il faut donc rapidement s’interroger sur la capacité de l’association à poursuivre l’ensemble de ses activités.

En effet, l’association propose de nombreux services aux habitants, certains très connus : les crèches, l’accueil de loisirs (mercredi et vacances), les camps d’ados, le transport scolaire et les activités adultes. Et d’autres beaucoup moins connus : les 3 points d’accompagnement administratif, les transports solidaires vers l’aide alimentaire, les transports domicile-magasin pour les personnes âgées isolées, l’accompagnement à la parentalité, les ateliers parents-enfants, l’aide aux devoirs, les animations intergénérationnelles, les conférences, les ateliers numériques et les ateliers mémoire pour les anciens, les sorties culturelles, les ateliers écolos, l’aide au départ en vacances, la distribution de tickets sport… Autant d’activités discrètes qui répondent à des besoins précis des habitants à des moments particuliers de leur vie, qui relèvent de l’Animation de la Vie Sociale et qui sont propres au fonctionnement d’un Centre Social.

Pour bien comprendre la situation actuelle, il convient de savoir que l’association porte depuis 10 ans un agrément Centre Social délivré par la Caisse d’Allocations Familiales du Lot. Cet agrément, qui est à renouveler au 1er janvier 2023, permet de reconnaitre l’intérêt collectif des actions menées par la structure Centre Social et cadre son organisation. Le fonctionnement des équipements (crèches et accueils de loisirs) est co-financé par les familles, les partenaires et les collectivités dont c’est la compétence ; les charges liées aux actions à caractère social et à leur pilotage, ne sont quant à elles, financées que pour une partie par les partenaires dans le cadre de l’agrément. Et aujourd’hui, malgré quelques aides ponctuelles, il devient impossible pour l’association d’assumer le reste à charge : les subventions actuelles ne suffisent plus et le recours aux appels à projets ne garantit pas un financement pérenne.

La question qui s’est posée jeudi soir à l’occasion des premiers travaux menés par le nouveau Conseil d’Administration a donc été la suivante : dans quelle mesure le fait de renoncer à l’agrément Centre Social (et par conséquent à ses activités propres, à ses charges et à ses financements propres) permettrait-il à l’association de retrouver un fonctionnement sain, sûr et pérenne ? La question subsidiaire étant : quel effet direct aurait l’arrêt de ces activités sur l’emploi, pour cette structure qui rappelons-le fait travailler actuellement 53 personnes (soit 38 équivalents temps plein), mais aussi sur le bien-vivre des habitants d’un territoire vieillissant, à l’habitat dispersé et aux services publics plutôt réduits ?

Les administrateurs vont donc s’organiser rapidement pour que la réflexion se poursuive dans les semaines qui viennent, afin de permettre une prise de décision quant à l’avenir du Centre Social du Rionet.

Tramayes, un exemple de transition énergétique

Tramayes (Saône-et-Loire), un village de Bourgogne, est en pleine transition énergétique. En dix ans, cette commune rurale a divisé sa consommation d’énergie par trois.

Tramayes est un village comme il en existe beaucoup en Bourgogne. La commune est en pleine transition énergétique. Panneaux photovoltaïques avec leur compteur d’électricité produite, bornes de recharge pour véhicules… Derrière tous ces changements, il y a un maire, Michel Maya, élu depuis 26 ans par les 1 000 habitants de la commune. L’énergie est une obsession pour cet ancien ingénieur, qui veut rendre son village plus autonome. Plus propre aussi, en le libérant des énergies fossiles.

L’histoire a commencé dans une chaufferie bois, qui permet de chauffer « tous les bâtiments municipaux, l’Ehpad, l’hôpital, et une soixantaine de logements de particuliers », précise Michel Maya. Pour créer ce réseau de chaleur, 1,5 millions d’euros ont été nécessaires, financés par des subventions et un prêt que les factures des usagers remboursent. Le bois a ainsi remplacé le fioul, très polluant. Il permet de réduire de 95% les émissions de carbone. Pour baisser les consommations dans la commune, la mairie a également mis l’accent sur l’isolation des bâtiments. En dix ans, la municipalité a divisé sa consommation électrique par 3,5, notamment grâce à l’extinction de l’éclairage public après 23 heures.

Source : France Info TV

Peyrelevade, un village qui tend la main aux migrants

Cet article vous donne un complément d’informations sur Peyrelevade qui fait l’objet du prochain ciné-débat à Meymac (voir notre article précédent)

À Peyrelevade, petit village de Corrèze, les demandeurs d’asile sont les bienvenus grâce à une tradition bien ancrée de solidarité et d’entraide.

« À Peyrelevade, je n’ai jamais entendu d’insultes ou ressenti de rejet de la part des habitants », assure Babiker, un Soudanais de 27 ans. Originaire du Darfour, région limitrophe du Tchad où une guerre civile sévit depuis 2003 provoquant l’exode d’au moins un million de personnes, il a demandé en France le statut de réfugié. En attendant, il vit à Peyrelevade, petit village situé sur le plateau de Millevaches, en Corrèze, où il se sent enfin en sécurité.

Du côté des quelque 800 habitants de la bourgade, même sérénité. Ils semblent avoir accueilli sans hostilité l’ouverture du Centre d’accueil pour demandeurs d’asile (CADA) en avril 2015 et de ses 70 habitants. « Cela se passe plutôt bien, explique Philippe Coutaud, le maire (divers gauches) du village. Tout le monde se dit bonjour et dans l’ensemble les demandeurs d’asile sont plutôt bien acceptés par la population. »

Les commerces ont trouvé de nouveaux clients, et les écoles, de nouveaux élèves. D’ailleurs, souligne le maire, « leur arrivée au village a permis de sauver une classe ». Sur les 55 enfants (maternelle et primaire) que compte l’établissement scolaire, une dizaine d’entre eux vivent au CADA. « Les enfants s’adaptent vite et sont demandeurs. Ils sont vraiment heureux d’aller en classe », poursuit l’élu.

La suite de l’article est à lire ICI.

Et dans le Nord-Lot, on en pense quoi de ce type d’initiatives ?